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Je teste le livre photo « Professionnal line XT » de chez Saal Digital !

La gamme Professionnal Line

Suite à une de leurs nombreuses campagnes sur les réseaux sociaux, la marque dorénavant bien connue des photographes amateurs comme professionnels, Saal Digital, m’a permis de tester leur livre photo de la gamme « Professionnal Line ». Cette gamme se veut plus qualitative que leur gamme standard. Le livre est notamment fait à la main, contrairement à la gamme standard où le process est automatisé. En conséquence, il n’y a par défaut aucun code barre ni QR code visible sur le produit. Avec la gamme standard, il faut payer l’option. En vérité, il y a un petit QR code ! Oui, oui, je l’ai trouvé ! Il se cache derrière les pages, dans la tranche du livre ! Si on ne le cherche pas, que l’on n’examine pas le livre sous toutes les coutures pour écrire un test sur son blog, on ne le trouve pas du premier coup d’œil !

Quand j’avais testé il y a quelques années de ça déjà leur livre standard, on ne pouvait d’ailleurs pas enlever complétement le code barre. Il était remplacé par un QR code. Maintenant, c’est directement un QR code et on peut acheter une option pour l’enlever complètement.

Autre changement majeur de la gamme pro, c’est l’option pour avoir une couverture en verre acrylique, un peu comme les tableaux qu’ils proposent. C’est original et sympa de proposer ce choix. Je n’ai pas vu d’autres imprimeurs proposer ce type de couverture. Personnellement, je n’aime pas et donc n’ai pas choisi cette option (5 € supplémentaires pour le livre). Cela dit, si des gens aiment, c’est très bien que cette option soit proposée, je ne me permettrais pas de juger les goûts. De mon côté, j’ai choisi la couverture en lin, un grand classique que je trouve plutôt élégant.

Concernant la qualité des impressions, du papier, aucun détail ne nous est donné. Il s’agit pour ce livre de « papier photo » donc très certainement une impression sur papier argentique. On espère que c’est un papier de meilleure qualité que celui de la gamme standard mais sans les référence du papier en question, comment savoir ? Le petit indice pourrait se situer ici, « Avec des matériaux de haute qualité », suggérant que les composants du livre pro sont différents du livre standard. Plus de transparence serait appréciable 😉 L’autre élément nous suggérant un produit bel et bien différent est la taille. En effet, tous les livres pros sont un brin plus grands que leurs confrères standards.

Le livre photo de la gamme Professionnal Line est proposé à un tarif de 84,99 € pour un livre de 26 pages au format 30×30 (il existe des formats plus petits et un format plus grand), en finition Mat (le brillant est en option à 5 €) et avec une couverture standard : lin (plusieurs couleurs), aspect bois (plusieurs couleurs) et aspect cuir en plusieurs couleurs également. Comme je disais plus haut, la couverture avec une photo sous verre acrylique est en option à 5 €.

Avec le produit entièrement fait à la main, les matériaux de « haute qualité », l’absence de code barre par défaut et le nom de la gamme, on se doute que ce type de produits s’adresse principalement aux professionnels. Je pense notamment aux photographes de mariages, qui devraient ainsi avoir l’assurance que leurs clients, lorsqu’ils commandent une prestation comprenant un livre photo, reçoivent un produit de qualité, qui a fait l’objet d’un contrôle avant de leur être envoyé. Ainsi, pas de mauvaise surprise, a priori.

Le test du livre

Par souci de transparence avec vous : Saal-Digital fait très régulièrement des campagnes publicitaires sur les réseaux sociaux, proposant des bons d’achat pour tester leurs produits. J’ai dans ce contexte reçu un bon d’achat de 100 € pour commander un produit de la gamme des livres professionnels.

Disons-le tout de suite. J’ai fait une erreur en commandant le livre. Saal Digital propose en effet deux produits proches l’un de l’autre : le « Professionnal Line » et le « Professionnal Line XT ». Ce dernier correspond au même type de produit (même choix de finitions, même tailles, même qualité) à l’exception des pages qui sont beaucoup plus épaisses. Elles font 1,1 mm. D’ailleurs, dans la gamme de livre standard, il y a aussi une version avec des pages plus épaisses, celle-ci s’appelle clairement « Extra (Extra épais) ». Peut-être que si le nom « XT » avait été plus clair, en s’appelant Extra, comme son homologue en version Standard, je n’aurais pas fait l’erreur.

Du coup, c’est la version XT que je vais vous présenter. La différence se situe donc dans l’épaisseur des pages. En conséquence, pour le même prix, vous avez 10 pages seulement, contre 26 en temps normal. Aussi, le prix de la page supplémentaire est plus élevé (3 € contre 1,4 €).

Comme lors de mes dernières expériences chez Saal-Digital (livre standard et tableau buttlerfinish) , la commande se passe simplement et sans problème grâce à leur software qui est plutôt bien fait et propose quelques modèles de mise en page automatique dont j’ai profité ce coup-ci, pour gagner du temps. Il apparaît que les délais sont un peu plus long que lorsque j’avais testé le livre standard. Non seulement le livre standard n’est pas fait à la main, contrairement à celui-ci, mais surtout à l’heure de la commande du livre, le monde était frappé par la pandémie COVID-19 et ses mesures de distanciation sociale dont on imagine aisément qu’elles ont pu entrainer des réorganisations de travail chez Saal-Digital. Cela dit, les délais de fabrication et de livraison annoncés ont parfaitement été tenus, je n’ai qu’un mot : chapeau !

Le colis a été livré contre signature. Le livre était bien protégé dans un emballage carton ordinaire, un peu plus large pour que les coins de l’ouvrage soient protégés. Ordinaire oui, mais cela me semblait entièrement suffisant. Le livre en lui-même était ensuite dans un emballage en mousse (type enveloppe rembourrée).

Le produit qui nous arrive dans les mains est bien conforme à sa description. Il est arrivé sans choc et sans aucun défaut de fabrication. J’aime cette couverture en lin naturel. Les fibres sont assez épaisses. Il y a deux types de fibres : des plus fines et plus foncées, verticalement et des plus épaisses et plus claires, horizontalement. Cela lui donne un coté « brut » que j’aime bien, avec une couleur qui n’est pas unie. Cela colle bien avec le contenu de mon livre sur notre voyage aux Antilles dont vous pourrez trouver le récit sur mon blog (Les préparatifs, la Martinique, et la Dominique).

Les finitions du livre sont propres. Il n’y pas de pages mal collées ou de fibres de lin qui dépassent. Sans surprise, je n’aime pas trop les pages très épaisses. Du moins pas complètement. Je trouve que les pages épaisses sont du coup très rigides, ce qui les rend plus difficiles à tourner. On en prend souvent deux à la fois. Bref, c’est moins agréable. Par contre, je suis sur d’une chose : le produit sera beaucoup plus durable que son homologue à pages fines. Les pages épaisses, rigides, ne peuvent pas être cornées, tout du moins si on n’y met pas la volonté.

Ayant pris la finition Mat, je trouve mes photos un peu ternes. Elles ont perdu en saturation, mais c’est entièrement de ma faute. Je n’ai pas pensé à utiliser le profil ICC que Saal-Digital fourni pour tous ses produits. Erreur grossière, d’autant plus que dans tous les traitements de mes photos destinées à être visualisées sur écran, je coupe les noirs pour simuler un rendu plus mat sur les écrans des téléphones souvent trop brillants et contrastés. Sachant que je prenais une finition Mat, j’aurais dû laisser les noirs bien présents sur mes photos pour avoir plus de contrastes et par la même occasion des couleurs plus saturées. Je prends le plus souvent mes livres et tirages en Mat, il faudra que je pense à essayer le brillant pour mes photos de paysages.

À part ce petit problème dont je suis responsable, les photos ressortent très bien. Le papier Mat est en fait une finition Satiné, légèrement perlé. On est pas sur un vrai Mat. C’est une option que j’aimerais bien voir apparaitre un jour sur les livres Saal-Digital. Le grain de la finition Mat est assez fin mais visible. Aucune trame d’impressions n’est visible puisque c’est a priori une impression argentique sur du papier photo. C’est propre. Je note une très légère dérive verte pour les photos en noir et blanc, mais rien de choquant. Le papier en lui même est d’un blanc plutôt froid.

Récit de voyage – La Dominique, l’île aux 365 rivières

Lorsque nous avons décidé d’aller aux Antilles, il a fallu choisir quelles îles visiter. Sur un voyage de 27 jours (dont je vous raconte la préparation ici), nous avions suffisamment de temps pour envisager de se promener sur plusieurs d’entre elles.

A l’origine de ce voyage, nous rejoignons un ami en Martinique. Il ne connaît pas la Guadeloupe (dont je vous parlerai dans l’article suivant), ce sera donc notre deuxième étape. Entre les deux îles, la belle Dominique nous tend les bras. Plusieurs de nos amis avaient déjà eu l’occasion de visiter l’île nature, tous l’avaient aimée. C’est décidé, nous nous y arrêterons.

Aux Antilles, nous privilégions le bateau comme mode de transport entre les îles. Nous partons de Fort-de-France (Martinique), direction Roseau (Dominique) pour une semaine. La traversée dure environ 2 h 30. Ce sera 2 h 30 de souffrance ! Nous ne le savions pas encore, mais cela faisait déjà presque deux semaines que la navette Express des Îles n’avait pas navigué pour cause de gros temps en mer. Nous inaugurions cette reprise, pour autant, les vagues étaient encore bien formées et nos estomacs trop peu solides !

La Dominique a été ravagée par deux ouragans successifs extrêmement violents. D’abord la tempête tropicale Erika en 2015 causant pour presque 500 millions de dollars US de dégâts. Comme si ce n’était pas suffisant pour un petit pays comme celui-ci, 2 ans plus tard, c’est l’ouragan Maria qui fait rage. Avec des vents de plus de 260 km/h, il ravage le pays avec un bilan des dégâts supérieur à 1 milliard de dollars. Depuis, le pays se relève doucement, mais porte toujours les stigmates du passage de Maria. Aussi, il n’y avait pas un échange avec les Dominiquais ou les expatriés, qui ne fasse pas référence à l’ouragan Maria, comme pour justifier d’une splendeur perdue. Ne vous étonnez pas de voir, sur les routes principales des parties manquantes, effondrées dans le ravin, des ponts provisoires où seulement une voiture à la fois peut passer… Ne vous étonnez pas non plus si une route marquée comme principale sur la carte n’est en fait qu’un simple chemin jonchés de pierres et de trous. Le gouvernement chinois aide financièrement et matériellement la Dominique à se relever. Quand nous y sommes allés, en janvier 2020, il y avait des ouvriers, des camps et des camions chinois à pied d’œuvre pour restaurer les ponts et routes.

En Dominique, la monnaie locale est le Dollar des Caraïbes Orientales (XCD) ou Eastern Carribean Dollar (EC). On peut aussi très souvent payer en dollar US. Depuis quelques années, Lycia et moi utilisons une carte bleue Révolut pour nos voyages. C’est un porte-feuille électronique qui permet de payer sans frais dans 150 devises différentes. Pour la version standard, la carte est gratuite sur invitation (en suivant le lien que je vous donne plus haut), sinon, c’est 7 €, que l’on paie une fois. Exit l’abonnement mensuel habituellement imposé par les autres banques. La version standard permet de retirer jusqu’à 200 € par mois d’espèces et dépenser 4 000 € par mois en achats. Suivant les pays, le montant de retrait peut-être trop juste, car l’usage du paiement par carte bancaire n’est pas la norme. En Dominique, la plupart des distributeurs utilisent la bande magnétique de la carte donc les retraits sont perçus comme des paiements, une chance pour nous ! Pensez d’ailleurs à activer la bande magnétique avant d’être là-bas 😉 Si les sommes vous paraissent trop faibles, il existe d’autres offres chez Revolut, ce coup-ci avec des abonnements. Mais je vous laissez explorer ça si vous voulez…

La langue officielle de la Dominique est l’anglais. Être à l’aise avec cette langue me parait être une bonne idée avant de songer à visiter ce pays, sauf si vous prenez un guide qui parle français. De part la proximité avec la Martinique et la Guadeloupe, un certain nombre de personnes parlent Français tout de même, donc vous devriez vous en sortir !

Location de voiture

Une fois arrivés, la première mission est de récupérer la voiture de location que nous avions réservée. Nous avons loué chez Courtesy Car Rental. Ils proposent un service de navette gratuite depuis le bateau pour aller à l’agence de location. En fait, c’est juste un taxi qui vous emmène et qui se fait payer directement chez eux. Courtesy fait partie des loueurs les moins chers que l’on ait trouvé sur internet. Nous avons opté pour un véhicule de Class B sur leur site, correspondant à l’entrée de gamme des 4×4. N’en ayant pas de disponible, ils nous ont proposé un Class C, la gamme au dessus, hors budget pour nous. Un simple mail pour leur dire que c’était trop cher a suffi pour obtenir le Class C au prix de la gamme B, soit environ 276 $ US. A cela, il faut ajouter une taxe pour un permis de conduire spécial qui est de 12 $ US par conducteur, pour un mois. Courtesy propose une assurance, qui n’est pas trop onéreuse (environ 8 $ US par jour), nous avons choisi de ne pas la prendre. De ce qu’on nous a dit sur place, il vaut mieux de toute façon ne pas avoir de problèmes, assurance ou non…

Avec la conduite à gauche et le style de conduite folklorique des Dominiquais, on a régulièrement eu des sueurs froides. On a parfois regretté de ne pas avoir pris cette fichue assurance. Il vaut mieux se renseigner avant de partir. Certaines de vos assurances déjà souscrite, par exemple avec votre carte bleue, peuvent couvrir des dommages ou des vols à l’étranger.

Ici, en Dominique, les routes sont souvent étroites, quand elles existent. Avoir la main sur le klaxon est de rigueur. Votre loueur de voiture vous le dira et de toute façon, vous allez vite vous rendre compte du concert sur la route. On klaxonne dans les virages pour s’assurer que personne n’arrive en face, on klaxonne pour tourner, pour doubler, pour dire merci, pour dire bonjour…

Le choix de louer ou non un véhicule dépend de vous. En Dominique, les transports en commun sont fréquents et peu onéreux, mais, ils ne circulent qu’en journée et de ville en ville. Ils ne vont pas sur tous les lieux touristiques. Par contre, quasiment tous les hôtels et AirBnB proposent des tours à environ 40 US $ par personne. Vous pouvez également faire du stop, c’est très fréquent, que ce soient les locaux ou les touristes. Pour plus de liberté et un gain de temps, nous avons décidé de louer. Une semaine ça peut passer vite. Sur des séjours plus longs, évidemment, les choses sont différentes et perdre un peu de temps à faire du stop sera possiblement une opportunité de rencontrer plus de locaux, d’échanger avec eux.

Hébergement

Nous avons loué une chambre sur AirBnB, au Stonedge Safari Hotel. Cet établissement se trouve à Salisbury, presque au milieu de l’île : environ 25 min de Roseau vers le sud et 25 min de Portsmouth vers le nord. Idéalement placé donc pour vadrouiller dans tous les coins de l’île. Les tarifs des chambres, de manière générale, sont assez élevés en Dominique. Avant de louer, nous nous attendions à beaucoup moins cher. La majorité des locations sont aux alentours de 40 € pour un confort sommaire.

Le Stonedge faisait partie des moins chers que l’on ait trouvé. Sur AirBnb, pour une semaine, le tarif était de 28 € par nuit. Il fallait ajouter à cela les petits déjeuners, repas et consommations pris sur place. Le confort de la chambre était rudimentaire également (pas d’eau courante, chasse d’eau des toilettes non-fonctionnelle etc.).

Cela dit, chez Didier, on a passé du bon temps et finalement, c’est de ça que l’on se souvient. La vue depuis la chambre était imprenable. On était en bonne compagnie avec tous ses animaux. Et puis on mangeait tous ensemble avec les autres locataires, l’occasion de raconter les anecdotes de la journée… Au Stonedge, on a aussi rencontré Marc, un ami de Didier, devenu prothésiste par la force des choses, lui-même amputé suite à un accident. Désormais, il vient en Dominique pour faire des prothèses pour les amputés grâce à son association Keep Walking Association (KWA). On a beaucoup appris de cette rencontre.

Jour 1: Trafalgar et Middleham Falls, Roseau et Mero Beach

Trafalgar Falls

Pour bien débuter notre exploration Dominicaine, nous allons sentir la nature de plus près. Direction le centre, pour Trafalgar et Middleham Falls. Ces deux chutes (3 en fait, car il y en a 2 à Trafalgar) sont des emblèmes de la Dominique. Nous commençons par Trafalgar, une petite mise en jambes, seulement 10 minutes à pied depuis le parking. C’est vraiment à peine un échauffement ! Arrivés sur le parking, on s’acquitte du paiement des droits d’entrée sur les sites du parc national, 5 $ US ou 12 $ US pour la semaine, valable pour tous les sites. À part si vous ne vous arrêtez qu’un jour (comme les croisiéristes par exemple), prenez le pass tout de suite pour la semaine. Vous ferrez au moins 3 ou 4 sites qui le demandent donc l’investissement est rentable.

Les chutes de Trafalgar sont belles. C’est une entrée en matière sympathique pour débuter le séjour. La plus petite sur la droite s’appelle Mama Falls, sur la gauche, c’est Papa Falls. On y passe un peu de temps en s’éloignant de la masse de touriste, en remontant un peu le cours d’eau sur les rochers. Ils sont vraiment glissants, car il y a eu un épisode pluvieux la semaine précédent notre arrivée. On prend le temps de faire quelques poses longues, quelques plans vidéos et on prend le chemin du retour : une autre chute nous attend dans l’après-midi. Sur notre retour, on rencontre deux Français avec la même envie de promenade et de baignade que nous. C’est la fin du séjour pour eux. Pour nous, il vient de commencer. D’après ce qu’ils nous disent, ils étaient à la recherche d’une source d’eau chaude près de Papa Falls, mais ils ont abandonné à cause des rochers beaucoup trop glissants ce jour-ci. Je ne sais pas si cette source est toujours d’actualité. En cherchant un peu sur le net, il semblerait que depuis l’ouragan, l’accès y soit difficile. À vous de nous dire !

Middleham Falls

Les chutes suivantes, non loin de Trafalgar Falls se méritent tout de même un peu plus. Mais on n’est toujours pas sur de la grosse rando ! Il faut compter 2 h aller-retour depuis le parking pour rejoindre Middleham Falls. C’est un petit dénivelé de 162 m, mais comme la balade est courte, la pente est parfois un peu raide. C’est la seule difficulté. Le spectacle au pied de la chute est grandiose. La chute d’environ 84 m de haut est la plus haute de la Dominique. Nous pique-niquons au pied de la chute. Nous sommes uniquement 2 couples sur place, l’endroit est très calme est reposant. Un peu plus tard, une famille d’Allemands venant certainement d’un bateau de croisière à quai à Roseau nous a rejoins. Avec les quelques rencontres faites pendant la marche, ce sont à peine 20 personnes que nous croiserons durant cette rando. Pas de doute, on est bien sur l’île nature.

Roseau

Après notre immersion en forêt, nous décidons de regagner la civilisation pour aller boire un coup à la capitale, Roseau. C’est une petite ville, comptant officiellement 20 000 habitants environ, mais probablement seulement 10 000 vivant à l’année depuis l’ouragan Maria d’après ce qu’on a entendu sur place. Ce jour là, un bateau de croisière allemand Aida Cruise est à quais. Lorsqu’un bateau de croisière est là, la ville s’éveille : un marché à souvenir occupe l’espace, les bars s’ouvrent… Nous laissant guidés par des notes de musique entendues au loin, nous arrivons finalement dans un bar où se jouait un concert et où les touristes, un peu rougis par le soleil et le rhum, dansent en nombre ! On commande la même chose que la table d’à côté, un Rum Punch : 10 $. On tend 20 $ Caraïbes (environ 8 €) à la vendeuse pour nos 2 cocktails qui nous rétorque que ce ne sont pas des dollars caraïbes, mais des dollars US. Pas de doute, nous sommes dans un bar à touristes. Voyant nos mines déconfites, la vendeuse nous a finalement rendu davantage de monnaie, comprenant que nous n’étions pas des croisiéristes de passage pour 1 h à peine… Bon, les cocktails étaient bons, faut bien le reconnaître. Ils étaient même plutôt bien chargés et avec la chaleur, on se sent déjà beaucoup plus joyeux !

Mero Beach

La fin de la journée arrive. Ici le soleil se couche tôt : 18 h. On prend la voiture pour rentrer vers notre location en planifiant un arrêt de rigueur à Méro Beach, une plage dont on entend parler sur tous les blogs de voyage. Le temps est clair, c’est aussi l’occasion de se reposer un peu, en admirant notre premier coucher de soleil en Dominique. Pour accéder à la plage, un petit écart de la route principale nous emmène sur une voie à sens unique qui dessert le village de Méro, en bord de mer. La route est étroite et les places sont peu nombreuses. Il y a du monde, mais la plage est grande. C’est une des plages les plus vivantes que l’on ait vu. Locaux et touristes s’y mélange, peuvent écouter des concerts, manger ou boire des coups ensemble. La lumière chaude du soleil couchant inonde le ciel, puis s’éteint doucement. C’est l’heure de rentrer à notre hébergement.

Jour 2: Syndicate Nature Trails, Douglas Bay, Cabrit National Park et plage de Salisbury

Syndicate Nature Trail

Syndicate, voilà une randonnée que nous avions vraiment envie de faire. Situé dans le parc national Morne Diablotin, il faut s’éloigner de la route principale pour l’atteindre. La dernière portion de route est longue, étroite, mais fréquentée, car il y a de nombreuses cultures. Il faudra user du klaxon, mais les paysages sont à couper le souffle ! On voit jusqu’à la mer.

Syndicate trail est une petite marche sans dénivelé. La forêt y est haute et majestueuse, avec une jolie diversité d’arbres. Mais on peut surtout y rencontrer 2 espèces de perroquets endémiques. C’est pour ça que nous y sommes aller avant tout. Pour espérer les voir, il faut privilégier les matinées où il fait beau, c’est ce que l’on nous a dit sur place. Les éléments étaient de notre coté ! C’est un site où vous aurez à nouveau besoin du pass, c’est pourquoi je vous avais recommandé de prendre directement l’accès à la semaine. Après une demi-heure de marche, les yeux aux ciels, nous avons enfin entendu le perroquet ! Nous étions au bon endroit ! En insistant un peu, nous avons réussi à le voir, enfin seulement l’une des deux espèces, la moins rare. Et quand je dis voir, c’est plutôt apercevoir ! Nous avons compris qu’à chaque fois que nous entendions le cri du perroquet, c’est qu’il était en train de voler. Si vous venez en Dominique et que vous avez envie de faire une journée d’ornithologie, Dr. Birdy est la référence ! Nous n’avons pas testé ses services, mais on l’a croisé et discuté un peu avec lui, il avait l’air vraiment sympa. Aussi, notre hôte AirBnb nous l’a confirmé !

Douglas Bay

Après avoir vu nos amis des airs, on a eu envie d’aller voir sous l’eau si c’était mieux ! On est donc descendus de la montage pour aller à Portsmouth, au nord de l’île. Près de cette ville, de l’autre coté du Cabrit National Park, se trouve Douglas Bay, une plage réputée pour le snorkeling. Malheureusement, une fois la bas, nous n’avons pas pu plonger car l’eau était trop agitée. On ne pourra jamais vérifier si l’on disait vrai sur la qualité des fonds marins de cette baie !

Cabrit National Park

Retour vers Portsmouth pour rejoindre l’entrée du Cabrit National Park. Ce site se visite également grâce au pass. L’ambiance est très chaude, car on est déjà en milieu d’après-midi. On ne visite que la boucle de Fort Shirley, la plus courte, car nous sommes assommés par le soleil. On profite tout de même d’une belle vue sur la baie de Portsmouth. Je suis un peu déçu de ne pas avoir fait les autres circuits de la presqu’île, permettant d’accéder à d’autres points de vues, sur les caraïbes et vers le nord de l’île. Il nous aurait fallu environ 2 h de plus. Une prochaine fois peut-être.

Avant de partir de Cabrit, nous avons tellement chaud que nous décidons de nous baigner au pied du parking. C’est en effet un spot connu, au moins des locaux, pour le snorkeling. Le parc est aussi une réserve marine, il y avait d’ailleurs un club de plongée avant. La diversité de poissons était vraiment sympa, il fallait tout de même faire attention, car c’est très près du quai du terminal de ferry de l’express des îles. Mais il y avait largement de quoi faire dans un petit périmètre sans prendre de risque.

Plage de Salisbury

Encore une journée passée à la vitesse d’un éclair. On décide de rentrer vers la location, en faisant en tour par la plage de Salisbury, pour regarder le coucher du soleil. L’accès est difficile à trouver, comme toujours en Dominique, ce n’est pas très bien indiqué, on a toujours l’impression de rentrer chez les gens. Cette plage, on sait déjà que l’on y reviendra ! C’est un énième spot de snorkeling connu en Dominique. Il y a d’ailleurs un club de plongée, mais pour aujourd’hui, il est déjà trop tard, le soleil affleure l’horizon.

Jour 3: Freshwater Lake et plage de Salisbury

Freshwater Lake

S’il fait chaud en Dominique et que vous avez envie de vous rafraîchir, rien de tel que de partir vers le centre de l’île pour Freshwater Lake ou Boeri Lake. Prenez vos K-ways. Je ne dis pas que vous allez forcément marcher sous la pluie, je dis juste qu’il pleut presque 300 jours par an dans cette région ! Mais la chance est de notre côté : juste une petite pluie fine, entrecoupée de belles éclaircies. On a choisi d’aller uniquement à Freshwater Lake, même si vous pouvez largement faire les deux lacs dans une demi-journée (comptez 2 h par lac.), nous voulions profiter de la plage de Salisbury l’après-midi.

Le tour du lac Freshwater vous prendra donc environ 2 h. Les pentes sont parfois raides et souvent boueuses puisqu’il pleut beaucoup. Un bâton de marche pourra être utile, mais on se débrouille sans ;). Nous sommes arrivés au pied du lac vers 11 h. Il y avait seulement une voiture sur le parking, rattrapée par une autre un peu plus tard. Il y avait donc pas foule ! Depuis les sommets de la randonnée, si la vue est suffisamment dégagée, vous pouvez voir jusqu’à l’atlantique et la ville de Rosalie. Vraiment sympa. L’ambiance verte et pluvieuse nous a fait croire à un décor de cinéma. C’était dépaysant. La Dominique nous surprend vraiment par la diversité des paysages que l’on peut croiser.

Ti Gwen Glo Cho

Après avoir pris le frais, on retourne à la plage de Salisbury, près de notre location, où l’on a regardé le coucher de soleil la veille. Mais juste avant de partir, nous prenons un bon bain chaud à Wotten Waven Ti Kwen Glo Cho. Les sources chaudes sont nombreuses en Dominique. Dans ce lieu, il y a quelques aménagements sympas (baignoire, bassins avec différentes températures…). Le tarif était de 10 €. Oui, j’ai payé avec les euros que j’avais sur moi ! On pouvait également payer en dollar US ou dollar EC. Malheureusement, nous n’avons pas de photos à vous montrer, nous voulions simplement profiter du moment présent. Des fois, ça fait du bien.

Plage de Salisbury

Une fois arrivés à Salisbury après ce moment de détente, nous voulions aller faire du snorkeling et quelques photos sous-marines. Lorsque nous arrivons sur place, un bateau de pêcheurs nous attendait, exactement à l’endroit où nous voulions plonger. Je crois que ce ne sera pas pour aujourd’hui… Il fait beau, on va simplement admirer le soleil et regarder un peu ce bateau de pêche. Et on a eu raison ! Le spectacle commence ! Quand nous sommes arrivés sur la plage, un groupe de locaux était en train de jouer au poker, en fait, ils se sont révélé faire partie du groupe de pêcheurs et sont venus prêter main forte lorsqu’il a fallu sortir le filet de l’eau. Un spectacle inoubliable dont les pélicans et frégates non pas loupé une seconde, toujours prêts à voler un poisson ou deux à ces messieurs !

Jour 4: Jour de pluie ! Tour de l’île et Red Rocks

Des trombes d’eau et pas une éclaircie… N’ayant pas grand chose de mieux à faire, nous partons faire un tour de l’île en voiture, visiter un peu la côte nord-est. Il y a un endroit que je tenais particulièrement à visiter, c’est Red Rocks. Après un arrêt de rigueur à Calibishie pour faire le plein d’énergie au Coral Reef Restaurant (c’était bon !), nous prenons la direction de Red Rocks. Je n’en avais pas entendu parler sur les blogs de voyage que j’avais lu. J’ai découvert le site via Google Maps, en sillonnant la Dominique.

Red Rocks

La géologie de ce lieu est vraiment particulière. Le sol, riche en Fer, est d’un rouge-orangé intense. Le contraste avec le vert de la végétation et le bleu de la mer est saisissant. Nous avons eu de la chance de pouvoir y accéder car il pleuvait. Apparemment l’accès est interdit en cas de pluie, car le sol glissant. Si vous êtes trop près du bord, c’est un aller simple en bas de la falaise. Oups.

En rentrant, on décide de passer par la route de la réserve Kalinago, c’est un peuple indigène des Caraïbes. Malheureusement, on ne prendra pas le temps de visiter. La route est longue et sinueuse pour traverser la réserve et il fait toujours mauvais temps. Nous commençons à être fatigués de rouler. Il faut savoir que lorsqu’on n’y est pas habitué, rouler à gauche pendant des heures demande énormément de concentration. Surtout quand les routes ne sont pas bonnes.

En passant par le centre de l’île, on prend davantage conscience de la force destructrice de l’ouragan Maria. Sur une grande portion de route, on découvre des vallons entiers de palmiers décapités. Une plante grimpante comme du liseron —version forêt tropicale— recouvre tout, laissant une drôle d’impression de terre morte. On nous a expliqué qu’en plus des dégâts directs causés aux cultures -les cocotiers mettent 6 ans avant de produire leurs premiers fruits, un cocotier mort, c’est donc 6 ans sans récolte-, l’ouragan a transporté d’énormes quantités de sels rendant les sols stériles.

Malgré un temps maussade toute la journée, la nuit s’éclaircit pour laisser place aux myriades d’étoiles. La Dominique est une île où la pollution lumineuse est quasi-absente du fait de la faible population et de son isolement dans la mer. Les conditions la bas sont optimales pour observer le ciel la nuit. J’aurais tant voulu y faire quelques photos de la voie lactée, mais le temps nous a manqué…

Jour 5: Marché de Roseau, Scotts Head et Champagne Reef

Marché de Roseau

Il est temps d’aller explorer le sud de l’île. Encore une fois, la journée va être bien remplie, nous partons donc suffisamment tôt. Notre première étape, c’est le marché aux fruits de Roseau. Dans cette capitale qui n’en a pas beaucoup l’aspect, il y a plusieurs marchés. Celui des touristes, qui s’installe chaque jour où un bateau de croisière est à quai et le marché de nourriture tous les matins. Celui-ci se trouve en bord de mer, près de la rivière qui sépare la ville en deux. Il y a aussi de nombreux marchands dans les rues alentours pour acheter toutes sortes de plats cuisinés, fruits, épices, babioles et parfums. Ces ambiances de marchés sont toujours sympas, d’autant plus qu’on y trouve des fruits et légumes qui n’existent pas en France !

Champagne Reef

Nous avons prévu deux étapes : Champagne Reef et Scotts Head. Champagne Reef se trouve sur la route. C’est un sport de snorkelling où nous voulons faire des photos sous-marines. Pour cela, il vaut mieux privilégier les heures les plus lumineuses de la journée. Au début de la plage, près de l’accès, il y a des rochers avec un écosystème riche, vraiment très beau. D’autre part, en vous rendant tout au sud de la plage, mais vraiment au maximum, vous pourrez voir ce qui fait la renommée de ce spot : des bulles ! Des bulles par milliers, issues d’une activité volcanique souterraine. Elles remontent en surface pour nous offrir un spectacle assez hors du commun, dont les rayons du soleil révèlent toute l’intensité.

Scotts Head

Nous reprenons la route pour aller à l’extrémité Sud de l’île : Scotts Head. Là aussi, c’est un endroit vraiment particulier. Une fine bande rocheuse sépare l’Océan Atlantique de la Mer des Caraïbes. Nous avons fait le choix d’y aller le soir et la lumière était fantastique. En revanche, lorsque vous allez à Scotts Head la journée, vous pouvez depuis là haut voir une limite entre un bleu lagon et un bleu profond. Il s’agit d’une « falaise » sous-marine. Les eaux, peu profondes au bord, sont très claires et la profondeur augmente d’un seul coup, donnant un bleu beaucoup plus intense. Pour nous, le phénomène était beaucoup moins visible. En redescendant, nous avons eu droit au retour de pêche d’un bateau. Un des pêcheurs, s’affairait à tailler en pièces une dorade coryphène (ou mahi-mahi), qui ont vite été vendus aux quelques touristes et locaux qui s’étaient attroupés.

Jour 6: Spanny Falls, Salton Falls et Batibou Beach

Nous arrivons déjà au terme de notre voyage. C’est notre dernier jour complet sur place. Demain matin, nous prenons le bateau à la première heure pour la Guadeloupe. Notre hôte, Didier, du Stonedge, nous a conseillé d’aller faire un tour du côté des chutes Salton et Spanny, vers le centre de l’île. Juste à côté de Spanny se trouve également Jacko falls mais notre hôte nous les a déconseillées. Non pas qu’elles soient moins jolies, mais après avoir vu les deux précédentes, ça ne vaut plus vraiment la peine. Pour voir ces chutes, il faut s’acquitter d’un « droit de passage » d’environ 5 US $ pour chacune d’elles.

Salton Falls

Salton Falls n’est pas évidente à trouver ! Nous sommes passés plusieurs fois devant le « parking » avant de comprendre qu’il s’agissait d’un terrain vague dont l’accès était fermé par une chaine. La personne en charge du « droit de passage » vie en face et nous a fait signe quand elle a compris que nous étions perdu. On se gare donc sur le terrain et l’on marche une quinzaine de minutes pour accéder à la fameuse chute d’eau. On emprunte d’abord ce qui nous semble être l’ancienne route —avant l’ouragan Maria le parking se trouvait plus bas— puis on poursuit sur une petit chemin longeant le flanc de montagne. Au pied de la cascade, nous arrivons sur une plateforme en bois en cours de restauration. Pour le moment, les escaliers en bois permettant d’accéder au bassin sont condamnés, ils n’ont pas encore été réparés, mais un brin aventurier, je tente prudemment une descente pour prendre la température de l’eau et quelques photos.

Spanny Falls

On poursuit avec Spanny falls, une cascade avec son bassin aménagé. Un commerce sur le bord de la route fait office d’accueil. Le chemin est parfaitement entretenu pour le tourisme. Quelques chèvres sont là pour nous accueillir. Elles font office de tondeuse pour les abords ! La première chute de Spanny a un beau bassin aménagé. On peut donc y faire trempette et profiter de l’endroit pour un pique-nique. On peut même passer à pied derrière la cascade et profiter de la faune et flore qui aime cet environnement très humide. Une autre chute est accessible pour les plus aventuriers. Évidemment, nous y sommes allés ! La corde pour s’y hisser se trouve de l’autre côté de la rivière, ensuite il faut se cramponner. Clairement, la deuxième n’est pas plus impressionnante que la première, c’est le chemin accidenté pour y accéder qui est rigolo. Cette deuxième ne semble pour le moment pas réhabilitée. La corde le long du chemin est vieille. Il n’y a pas de bassin et beaucoup de branchages donc, on ne peut pas vraiment s’y baigner.

Batibou beach

Dernière activité en Dominique, nous allons à la plage de Batibou, pour nous la couler douce… C’est une plage privée, il faut donc payer un droit d’entrée de 5 $ US par personne. Cela dit, la plage est très mignonne. On rentre dans le cliché des plages des Antilles : sable blanc, cocotiers et la nature. Il faut avouer que c’est sympa quand même. Déjà qu’il n’y a, de manière générale, pas beaucoup de monde sur les plages de Dominique, ici, vous ne trouverez que des touristes et quelques locaux aisés. Il y a un restaurant sur place. Nous y avons mangé mais nous ne vous le conseillons pas. C’était bon, sans le moindre doute, c’était un peu différent de ce qu’on a pu manger jusqu’à présent, un peu plus élaboré. Par contre, c’était vraiment très cher. Non seulement les prix qu’on vous annoncent sont le double d’ailleurs mais ensuite on vous dit que le TVA n’est pas inclue, puis on vous dit encore plus tard qu’il y a une taxe de service. Un repas aux alentours de 70 $ EC (soit 24 € environ) par personne. Dernière surprise, ils ne prennent pas la carte donc il vaut mieux avoir le change sur soi.

Dans la baie de Batibou, il y a un petit récif. Lorsque nous y étions, les eaux étaient un peu agitées mais la visibilité était bonne. C’était la première fois que l’on voyait des coraux « Corne d’élan » (Acropora palmata), qui forment de jolies structures, comme leur nom l’indique et laissent entrevoir des similitudes avec les bois de ce bel animal.

Ce que l’on n’a pas eu le temps de faire

On a vécu intensément cette petite semaine en Dominique. Malgré un programme bien chargé, nous n’avons pas pu tout faire. Si c’était à refaire, nous partirions 10 jours. C’est une bonne durée pour visiter tous les lieux touristiques emblématique, prendre le temps de faire connaissance avec les locaux pour découvrir un autre aspect de la Dominique, qui n’est dans aucun guide touristique, mais ça c’est encore un autre sujet 😉

  • Boiling Lake
  • Emerald Pool
  • Chaudière Pool
  • Boeri Lake
  • Cabrit National Park — Nous avons juste eu le temps de visiter Fort Shirley
  • Réserve Kalinago — Nous avons parcouru la route puis fait demi-tour par manque de temps.
  • Photographier la voie lactée — Il nous aurait fallu rester quelques jours de plus pour être dans une période optimale de visibilité
  • Wavine Cyrique Falls — Trop dangereux selon les dire des locaux, surtout lorsqu’il a plu récemment
  • Sari-Sari Falls
  • Victoria Falls
  • La ville de Rosalie et la ville de Berekua
  • Explorer la presqu’île du nord (Paix Bouche, Thibaud, Vieille Case, Toucari Bay)

Récit de voyage – 10 jours à La Martinique !

C’est parti, on rentre dans le vif du sujet !

Dans mon précédent article, je vous parlais de la préparation de ce grand voyage (une durée totale de 27 jours !) et de ces différentes étapes (Martinique, Dominique, Guadeloupe), avec quelques photos pour vous mettre l’eau à la bouche. Aujourd’hui, on commence ensemble ce périple, avec la Martinique. Vous pourrez retrouver à la fin de l’article, une carte avec tous les lieux que je vous aurai présenté dans cet article !

Lors de notre séjour en Martinique, nous dormions chez un ami dans les hauteurs de Fort-de-France, à Ravine Vilaine. Sur beaucoup de blogs de voyage, les gens vous déconseilleront de rester dormir à Fort-de-France. C’est vrai que toutes les facettes de la ville ne sont pas hyper accueillantes. En revanche, en se promenant dans les rues du centre, même le soir, nous ne nous sommes pas sentis en insécurité. Malheureusement, la réputation de cette ville la précède, mais je pense qu’à l’heure où j’écris ces mots, la situation semble avoir beaucoup changé. Fort-de-France est une ville centrale. À part les bouchons réguliers, elle est très bien desservie et nous a permis de visiter aussi bien le nord que le sud de la Martinique. Le tout à maximum 1 h de route. Si vous logez dans le sud, près des belles plages (très touristiques), vous serez certes à 5 minutes à pieds de la baignade, par contre, il vous faudra presque 2 h de route suivant où vous allez au nord. Tout est une affaire de choix. Sur des séjours un peu longs, ça peut être sympa de changer de location : une plutôt au nord, l’autre plutôt au sud.

Les Anses du Nord

Par Anses du Nord, j’entends la bien connue Anse Couleuvre, mais aussi et surtout Anse Lévrier et Anse à Voile. Les anses du nord, avec leur beau sable noir, sont bien moins prisées des touristes. Elles ne sont pourtant pas moins charmantes. Mais, elles se méritent un peu plus : comme expliqué plus haut, quand vous louez tout au sud, comme 90 % des touristes, il vous faut bien 2 h pour les rejoindre en voiture. Cela dit, Anse Couleuvre est quand même bien connue et appréciée. Le parking est très petit, il faut souvent se garer sur le bas-coté, d’autant plus que la route est un cul-de-sac. L’accès aux deux autres anses se fait depuis le même parking. Il faut emprunter le début du sentier de la randonnée Précheur-Grand’Rivière. Une randonnée de 6 h (aller uniquement) avec un retour en bateau depuis Grand’Rivière.

Pour rejoindre Anse Lévrier, il vous faudra compter environ 20 minutes de marche et encore quelques minutes supplémentaires pour aller jusqu’à Anse à Voile. C’est un investissement très rentable pour savourer la tranquillité de ces anses sauvages. Nous étions 5 sur la plage à Anse Lévrier, il y avait encore moins de monde à l’anse suivante. Ces plages ne sont a priori pas des spot de snorkeling. Il y avait de belles vagues nous empêchant de nous rapprocher des falaises pour voir. Malgré le remous, c’est étonnamment la plage ou nous avons été gratifié de l’eau la plus claire de tout notre séjour ! Même si vous ne prenez pas le matos de snorkeling au complet, prenez le masque avec vous !

Juste avant de partir d’Anse Lévrier pour aller voir le coucher de soleil à Anse Couleuvre, nous avons eu la chance immense de tomber sur un « manicou », le nom local pour désigner un opossum. Juste le temps de lui tirer le portrait et nous voilà reparti pour l’Anse Couleuvre, à 20 minutes de marche. Les touristes sont encore présents en nombre et nous ne regrettons pas notre choix de s’être reposé tout l’après-midi dans la tranquillité d’une anse sauvage. Par chance, nous profitons d’un beau coucher de soleil sur le rocher de la perle, et puis il est déjà l’heure de rentrer à la maison. Sur le chemin du parking, dans la nuit prenante, la chance se pointe une deuxième fois : on rencontre la « matoutou falaise », une mygale locale, mais il fait trop sombre pour la photographier.

Grand’Rivière, Distillerie JM, tombolo Sainte Marie et Presqu’ile de la Caravelle

On s’y plait au nord, alors on y reste ! Il n’y a pas de route qui relie le nord-ouest au nord-est uniquement un chemin de randonnée, depuis Le Précheur jusqu’à Grand’Rivière (je vous en parlais dans le paragraphe précédent). Ce jour-là, nous décidons d’emprunter la route nord-est jusqu’au bout. Après les Anses du Nord, c’est de l’autre coté, vers l’Atlantique, que nous allons. Le temps était plus incertain, mais finalement on a pu faire beaucoup de choses en une journée !

Notre première étape est d’aller à la Presqu’île de la Caravelle. Ayant déjà fait la boucle du Vauclin (on y reviendra plus tard dans l’article), les paysages sont un peu similaires et donc nous ne nous y attardons pas. On va droit au but, à savoir le point de vue depuis le phare. La vue est à 360° est imprenable : la presqu’île et les côtes Martiniquaise vous tendent les bras. En foulant le sentier de terre rouge pour s’y rendre, nous nous imprégnons de l’atmosphère (un peu chaude !) du lieu. Sur le retour, on mange en vitesse un petit poulet boucané à Tartane, les pieds dans le sable. Le programme de la journée est vraiment très chargé.

Deuxième étape, Sainte-Marie. On nous avait dit que le tombolo était fermé. Une fois n’est pas coutume, la chance est toujours avec nous (je crois qu’elle ne nous quittera pas de tout notre séjour en Martinique!). Le tombolo est ouvert. Mais le tombolo, c’est quoi ? C’est une fine bande de sable, qui se reforme chaque année à la même période (entre janvier et avril) et qui permet de rejoindre à pied l’îlet Sainte-Marie. Un sentier aménagé donne sur plusieurs points de vues : la côte dentelée offre un joli panorama de collines, avec en fond (si vous êtes chanceux!) la montagne Pelée. Ce jour là, le vent donnait à ces paysages des airs de Bretagne, mais avec des palmiers. À nouveau, juste le temps de marcher un peu, faire quelques photos, qu’il faut déjà repartir. Nous rejoignons Macouba, un village un peu plus loin au nord pour visiter la distillerie J.M.

Le temps se gâte. Il se met à pleuvoir copieusement. Le programme nous semble corrompu. On se rend quand même à la distillerie et finalement nous avons droit à des éclaircies. La distillerie J.M. a été une belle surprise pour nous. Le lieu, à flanc de la montagne Pelée, dans la forêt, est vraiment sublime. Le style industriel en tôles rouge et acier marque un beau contraste avec la végétation verte, luxuriante, fraichement mouillée par l’averse. La visite est vraiment bien faite, en complète en autonomie grâce à un dépliant, un marquage au sol et des panneaux interactifs. En plus, elle est gratuite ! On découvre l’élaboration du rhum agricole, depuis l’eau et la canne à sucre, en passant par le pressage et la fermentation, la distillation et le vieillissement. Les cuves sont ouvertes et l’on peut voir le vin de canne frémissant pendant la fermentation qui dégage du CO2. On en prend plein les yeux et le nez ! Pour finir, on ne vous cache pas que la dégustation, c’est quand même important. On est arrivé juste à temps pour pouvoir gouter à presque tous les rhums qui étaient disponibles. Et croyez nous, nos papilles ont frétillé !

Comme le temps s’est éclairci pendant notre visite, nous décidons de continuer notre programme de la journée. C’est l’heure d’aller se faire un petit coucher de soleil à Grand’Rivière ! On ne pourra pas vous dire beaucoup de choses de ce petit village de pêcheurs. Encastré dans les contreforts de la montagne Pelée, c’est le bout du monde, tout du moins, le bout de la Martinique. On profite un peu du port et de ses bateaux revenant de la pêche avant de voir un sublime coucher de soleil. Même si l’on a fait que passer, ça valait bien le coup. Rien que pour la route et les 2 vieux ponts en fer, on se serait cru dans Jurassic Park !

En rentrant, on s’arrête de nouveau à Sainte-Marie où de nombreuses voitures étaient garées. Et pour cause, une soirée Bèlè et Danmyé avait lieu sous le kiosque de la plage.  Musiciens et danseurs honoraient la tradition de cet art martial dansé avec ardeur, applaudis par un public conquis. Plus tard, une fanfare a même répété son show pour le carnaval. Grosse ambiance !

La savane des pétrifications et l’étang des Salines

Je crois tenir ici mon lieu préféré de la Martinique ! Un vrai coup de cœur. La savane des pétrifications, c’est un territoire désertique au sud de l’île, vraiment unique. C’est juste à côté de la plus célèbre des plages Martiniquaises, la plage des Salines.

Après un petit « plouf » de rigueur aux Salines, juste pour voir le lagon (oui, on n’aime pas les plages trop bondées), on fait la petite boucle de l’étang des Salines. 5 minutes pour profiter de la mangrove, voir quelques crabes et admirer au loin les plongeons des balbuzards pécheurs. Malheureusement beaucoup trop loin pour les prendre en photo…

Nous prenons ensuite la direction de la Savane. C’est déjà la fin de l’après-midi, on sait que nous n’aurons pas le temps de faire la randonnée complète avant la nuit. Un peu plus de 2 h aller/retour, davantage en prenant des photos toutes les 5 minutes comme nous ! La randonnée permet de rejoindre l’Anse Tartane à pied, nous nous arrêterons à mi-chemin environ, à la Pointe d’Enfer, pour profiter du paysage et encore une fois d’un magnifique coucher de soleil. Si cette randonnée vous fait envie, partez plus tôt que nous pour faire la randonnée jusqu’au bout. Le chemin surplombe la falaise avec une vue panoramique. La plage de Tartane est également accessible en voiture, mais le parking est privé, donc payant. Pourquoi pas partir en fin de matinée, pique-niquer sur la plage et revenir au couchant ? 

Cette sortie a aussi été l’occasion pour Lycia de faire une petite séance couple avec des randonneurs rencontrés sur notre retour. Elle ne pouvait pas laisser passer une telle occasion ! Les photos sont magiques, allez les voir ici.

Mon conseil pour visiter ce lieu est d’y aller en plein cœur de la saison sèche, c’est plus impressionnant avec sa végétation de milieu aride, ses cactus (même s’il faut prévoir un bon couvre-chef !). En saison humide, le désert gagne en verdure. 

Saint-Pierre, Fond Boucher, Distillerie Neisson

La première fois que l’on a vu Saint-Pierre, c’était depuis le bateau Express des Iles, lors de notre traversée de Fort-de-France à Roseau (en Dominique). Cette ville à flanc de la montagne Pelée, quasiment entièrement détruite lors de l’éruption de 1902 dégage une atmosphère particulière. Avec ses deux clochers et le bâtiment colonial de la chambre du commerce sur le port, elle a des allures de carte postale d’époque. 

Sur la route pour aller à Saint-Pierre, nous avons marqué deux arrêts essentiels : les glaces et le rhum ! La distillerie Neisson, à l’entrée du Carbet, c’est un des arrêts immanquables de la Martinique. Ici, vous ne verrez pas de beaux jardins comme à Clément. Ici, vous venez pour l’authenticité. Neisson est une distillerie familiale, à échelle humaine. Ses volumes de production sont dérisoires par rapport à d’autres mastodontes. Ils sont également en conversion vers l’agriculture biologique. Avant tout, chez Neisson, on y vient pour le goût : leur rhums blancs font partie des meilleurs de Martinique. La visite de la distillerie était un peu plus succincte qu’à J.M. Nous étions également en autonomie avec de la documentation et des panneaux mais on a vite faite le tour. Ceci dit, nous avons une fois de plus eu de la chance : la distillerie fonctionnait et ils étaient en train de récolter la canne.

Le deuxième stop, toujours au Carbet, mais cette fois-ci dans le centre : si vous voulez manger une glace, c’est chez Ziouka Glaces qu’il faut s’arrêter. Ici, c’est du local, c’est original et c’est très bon. On a opté pour les parfums manioc et goyave-basilic !

Enfin, Saint-Pierre. On y est revenu plusieurs fois. Profiter de son calme, pour apprécier un coucher de soleil, ou deux 😉 On y est également passé un matin pour aller acheter des fruits sur le marché. C’est une petite ville, vous aurez probablement vite fait le tour, mais il faut y passer. Des ruines de l’éruption sont toujours présentes ainsi qu’un (tout) petit musée pour en raconter l’histoire. Lors d’une de nos soirées coucher de soleil, un petit visiteur aquatique s’est montré à la surface irisée de l’eau ! On s’est disputé longuement pour savoir ce que c’était :  » – Une tortue ! – Où ?! – Lààààà – Mais non – Mais siiiii – Ah oui je viens de voir ! Mais c’est pas une tortue, c’est un poisson ! – Impossible ! – Mais non, les tortues ça ne fait pas comme ça !  » etc.

Finalement, plusieurs tortues ont montré leur carapaces rondes à la surface de l’eau. Et puis, les photos ont parlé !

Juste avant le tunnel pour aller du Carbet vers Saint-Pierre, la belle plage de l’Anse Turin, longe la route. Tout au sud de cette plage, il y a un bon spot de plongée. Des épaves de bateau projetés au fond de l’eau lors de l’éruption sont désormais un nid douillé pour la faune et la flore marine, grouillant de vie. Il est possible d’y faire de la plongée bouteille. En snorkeling, il faut avoir un bon niveau. Lorsque nous y avons été, nous avons du lutter contre le courant qui nous faisait dériver et les épaves sont entre 6 et 12 m de fond. Je n’ai donc malheureusement pas pu remmener de photos correctes de ce spot avec mon caisson étanche qui flotte trop… Même sans plonger au fond pour aller voir les carcasses de bateau de près, ce spot est vraiment sympa. La plage est plutôt calme, malgré le bruit de la route. À Saint-Pierre, il y a également une sculpture sous-marine, Manman Dlo, mais nous n’avons pas eu le temps de la faire…

Toujours sur cette même route, mais cette fois près de Fort-de-France, on nous a indiqué un super spot de snorkeling. Il s’agit de Fond Boucher, une petite plage de galets qui ne paye pas de mine. Ce n’est pas ici qu’on fera bronzette, mais ça tombe bien, ce n’est pas ce qu’on est venu faire. Comme on ne peut pas se poser, il n’y a pas grand monde. Tout le long de la falaise au nord de la plage, les paysages sous-marin sont époustouflants ! Gorgones, éponges, coraux, poissons ! On a vu des raies, des serpentines, des poulpes… Si vous continuez un peu plus loin en longeant la falaise, vous allez même voir une grotte avec des milliers de chauves-souris.

Fort de France

Fort-de-France, soyons clair, on n’y a pas passé beaucoup de temps. On y a mangé quelques pizzas le soir, se balader dans les rues un dimanche matin (ce qui n’est clairement pas une bonne idée car tout est fermé !). Les rues du centre-ville sont sympas et au milieu des commerces touristiques vous saurez discerner quelques artisans dont les produits se démarquent clairement. On a été au marché aux fruits et légumes et au marché couvert pour faire quelques emplettes et une ou deux photos.

Notre belle découverte à Fort-de-France, c’est un restaurant végétarien, tenu par Kadar, un rasta. La Réserve (ou Chez Kadar) ne sert qu’en semaine et uniquement le midi. Il faut absolument réserver et comme c’est un menu unique, il vous dira ce qu’il en est en même temps. Le menu comprend entrée, plat et dessert, ainsi qu’un jus de fruit frais. Tout fait maison, pour 12 € par personne. Une terrasse en bois pittoresque donne sur la ville en contre bas. Une cuisine simple, mais qui a du goût !

Cascade Didier

La Cascade Didier, c’est LE spot connu de la Martinique. Pourtant interdite au public, les touristes, nous les premiers, sont encore nombreux à y aller. En effet, c’est un site de puisage de l’eau minérale éponyme. En plus de cela, le site n’est plus entretenu et est relativement glissant par endroit, surtout après une pluie récente. Aussi, mieux vaut être un brin agile et ne pas emmener de trop jeunes enfants.

Cette rando est réputée, car elle est tout simplement magnifique. Elle est relativement courte, tout en étant un peu sportive. On est au milieu de la forêt luxuriante, verte. Avec de chouettes cascades. Que demander de plus ? En prenant un peu de temps pour faire des photos, manger, se baigner, il faut compter 2 h ou 2 h 30 aller-retour pour faire les 2 cascades. En effet, après une courte marche, vous arriverez à une première cascade, petite mais mignonne. Si vous continuez par un chemin un peu caché sur la gauche, vous remonterez la rivière jusqu’à une deuxième cascade (cherchez les rubans rouges), qui elle, est vraiment impressionnante. Presque toute la deuxième partie de la randonnée est une remontée de rivière. C’est-à-dire que vous aurez les pieds dans l’eau et parfois presque jusqu’à la taille. Ne prenez rien qui craint l’eau. Ne laissez rien non plus dans vos voitures. Le site étant prisé des touristes, il arrive régulièrement que des voitures soient visitées.

Une fois de plus durant notre séjour en Martinique, la chance nous a sourit. Nous avons rencontré une « matoutou falaise » ! Cette mygale locale, que nous avions également aperçue près d’Anse Couleuvre, nous a fait le plaisir de poser devant une des plus belles cascades de Martinique ! Après la séance photo, la petite bête est retournée tranquillement dans ses quartiers, dans les creux de l’arbre lui servant de promontoire.

Ah ! Et j’allais oublier, prenez des lampes frontales !

Pointe Borgnèse

Ici, on parle probablement d’un de nos spots de snorkeling préféré ! La première fois que l’on y a été, ça devait être juste pour aller faire trempette, du coup je n’avais pas pris le caisson étanche. Quelle erreur ! L’eau était vraiment claire car le fond est blanc. Par-dessus tout, et c’est le plus intéressant pour faire des photos, il n’y a presque pas de profondeur. On peut voir les poissons et des coraux de très près. Mais attention à ne pas vous accrocher aux coraux avec vos mains ou vos palmes. D’une part, ceux qui sont jaunes sont urticants -coraux de feux- et c’est très destructif pour le milieu. Il y a également des oursins ! Vous pouvez, en nageant, remonter vers le sud de la plage, jusqu’à la digue (une bonne centaine de mètres). Un seul défaut, qui en fait également son avantage : les places sont chères. Il n’y a pas beaucoup de monde. On se gare sur un petit parking en bord de route qui contient au plus une quinzaine de voitures. Attention cependant au mancenillier, une plage à visiter uniquement par beau temps.

Boucle du Vauclin

Pour ceux qui l’ont déjà faite ou voudrait la faire, la randonnée de la boucle du Vauclin ressemble beaucoup à celle de la presqu’ile de la Caravelle, à ceci près que le parcours est plus court et moins touristique. Vous en avez pour à peu près 7 km et 2 h 30 en y allant tranquillement. On y trouve une belle variété de paysages : mangroves, forêts, falaises et plages. La rando démarre proche du centre UCPA. On doit avouer qu’on a eu un peu de mal à trouver le point de départ. On a même pris la boucle en sens inverse, en commençant par la mangrove de Trou Cochon ! Ça tombait à pic, il était l’heure de manger et c’était un coin plutôt sympa pour ça ! De notre coté, on a pas trouvé le chemin toujours très bien balisé, mais c’est peut-être parce qu’on l’a pris à l’envers ? Bon, la rando était plutôt sympa quand même ! Maintenant, c’est l’heure d’aller boire des petits rhum !

Non loin du Vauclin, se trouve la distillerie Clément. C’est un must à visiter, enfin… d’après les on-dit. En effet, nous y sommes aller trop tard ! On n’a malheureusement pas pu visiter le site (dont la visite est payante d’ailleurs), dommage. En revanche, on a quand même pu déguster les rhums, et ça, c’était gratuit ! C’est toujours meilleur quand c’est gratuit 😉 Bon, on ne va pas vous le cacher plus longtemps, c’était notre première dégustation lors de notre séjour en Martinique et on n’a pas été emballé. J’ai gouté à quelques rhums : des jeunes, des vieux, des gammes spéciales. Ça c’est sur, ici il y a du choix, presque trop d’ailleurs. Le rhum était bon, mais pas suffisamment pour qu’on en achète. Et d’ailleurs, on a bien fait, car le lendemain, c’était Neisson au Carbet, et là, on a été agréablement surpris.

Le Diamant, Grande Anse D’Arlet, Cap Salomon

Commençons ce paragraphe par Le diamant ! Il se trouve que je n’ai pas grand chose à vous dire sur cette plage. Lorsque nous étions en Martinique, c’était la période des « Barrés de la Yoles ». La Yole ronde est une embarcation traditionnelle de la Martinique utilisées notamment chaque année par les marins pour un tour de la Martinique vers la fin Juillet. « Les Barrés de la Yoles » était organisé début février 2020 dans le but d’apporter de la visibilité à ce sport, actuellement en cours d’inscription au patrimoine mondial immatériel de l’UNESCO. Pour une fois durant notre voyage, la chance ne nous a pas souri ! Mais ne dit-on pas qu’elle ne sourit qu’aux esprits bien préparés ? Nous y sommes allé le dimanche à midi pour manger, le concours était déjà fini, il n’y avait plus que la remise des prix, plus un seul bateau à l’eau ! Mais on les a quand même vus à terre. 

L’immense plage de la Grande Anse d’Arlet, c’est un peu notre comité d’accueil ! C’est notre premier plouf après avoir traversé l’Atlantique, nos premiers poissons et aussi notre premier ti punch à Ti Sable ! Pour être en dehors de la masse de gens, nous avons été tout au nord de la plage. C’est moins accessible en voiture, moins de place de parking, donc moins de monde ! En continuant à pied tout au bout de la route qui mène au restaurant Ti Sable, vous devriez tomber sur les panneaux indiquant Cap Salomon.

Cap Salomon, c’est un circuit de randonnée palmée. Pour y aller, il faut faudra 15/20 minutes de marche depuis Ti Sable. Ensuite, ce n’est que de la beauté pour vos petits yeux ! La richesse des paysages sous-marin est grandiose et s’accorde à merveille avec la richesse de la faune que nous avons pu y voir ! En plus, il y a des bouées vous permettant de mettre un nom sur les petites bêtes juste en dessous. Un bon moment en perspective !

Anse Noire et Anse Dufour

Et pour clore cet article, quoi de mieux que ces deux anses incontournables ? Anse Dufour et Anse Noire sont les petites fausses jumelles de la Martinique, située à quelques centaines de mètres l’une de l’autre. Notre préférée ? Anse Noire. La règle se confirme, il faut marcher un peu plus, donc il y a moins de monde. En plus, il y a davantage de bateau à Anse Dufour sur des corps morts. Et puis on a un petit faible pour les plages de sable noir !

Récit de voyage – À la découverte de 3 iles antillaises – Martinique, Dominique et Guadeloupe

27 jours dans les Antilles.

Visite à travers la Martinique, la Dominique et la Guadeloupe

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous avons pris nos premières vacances depuis 1 an.

Mais où partir ? Notre choix s’est porté sur les belles îles des Antilles. C’est une destination relativement facile, pas excessivement chère (même s’il y a beaucoup moins cher quand même !). Impeccable pour un repos bien mérité après une année de labeur intense. Nous partons à deux avec Lycia, mon amie et rejoignons là-bas, en Martinique, un ami commun qui y travaille depuis 1 an.

On a décidé de partir 4 semaines pour vraiment prendre le temps de profiter. Nos précédents voyages ont souvent été frustrants. On essaye de tout voir en trop peu de temps, on passe du temps dans les transports, on prend l’avion, on revient davantage fatigué qu’avant de partir. Stop. On a décidé de changer notre mode de voyage. Quitte à prendre l’avion pour traverser l’Atlantique, autant « rentabiliser » notre pollution et rester le plus longtemps possible. Sur place, pour nos déplacements entre les iles, nous privilégierons le bateau, on a le temps. Et le bateau, c’est bien, on voit du paysage, on se repose.

Pour commencer, on est parti depuis Bordeaux en train jusqu’à Paris. Ici, nous prendrons Air France pour un vol jusqu’en Martinique, à Fort de France, avec une escale en Guyane. Le voyage a été long, très long, mais comme nous avons du prendre les billets au dernier moment, c’était la solution la plus économique. Nous nous en sortirons pour environ 500 € par personne aller/retour. Un tarif comprenant l’aller/retour Bordeaux-Paris en train et l’aller/retour Paris-Fort de France en avion, sans bagage en soute à l’aller, avec un bagage en soute au retour. Il faut bien de la place pour ramener un peu de rhum agricole !

Pour ce voyage, nous partirons avec une valise photo Neewer, format cabine et un sac à dos 35 L de Décathlon, format cabine également. Il n’y a pas à dire, ça à des avantages de partir dans des pays chauds, on n’a pas besoin de beaucoup de vêtements. Bon, il a quand même fallu caser les palmes, masques et tubas dans les poches latérales du sac à dos. Autant vous dire qu’à Paris, dans le métro, avec nos palmes qui dépassent, on nous a bien pris pour des hurluberlus. À coté de ça, nous avions un petit sac photo en bandoulière (Manfrotto Advanced A7, aujourd’hui plus disponible) et un petit sac à dos ordinaire, peu volumineux, qui comptent tout deux comme sac accessoire chez Air France.

Pour la préparation du voyage, coté vêtements, c’est très basique, nous avions, en plus de ce que nous portions le jour du départ (vêtements chauds et K-way imperméables, chaussures de marche), chacun un ensemble de t-shirts, shorts, sous-vêtements. Nous avions également le nécessaire pour aller dans l’eau, à savoir : maillots de bain, chaussures d’eau pour les petits oursins, serviettes et des petites vestes en néoprène de Décathlon pour pouvoir rester des heures dans l’eau en snorkeling, sans prendre de coup de soleil dans le dos et également pour se protéger un peu des blessures entre rochers, oursins et coraux… Un bon investissement.

Enfin, coté matos, on est parti au complet ! Presque 4 semaines dans des lieux très photogéniques, un contrat avec un office de tourisme, le plaisir de faire des photos et des vidéos. On était obligé : Drone DJI Mavic Pro, caisson étanche Meikon, 2 boitiers, le 18, 35, 55, 85, 70-300 et 24-70mm, les bagues allonges, les filtres, le trépied de voyage (Velbon ultra 655, très pratique par sa taille et sa masse, mais vraiment trop fragile à mon avis).

Bon d’accord, c’était un peu lourd. Mais on s’est servi de tout ! Avec du recul, on aurait pu se passer du trépied. À part pour quelques poses longues, il ne nous à pas servi. À la base, c’était pour faire des photos de voie lactée, nécessitant vraiment l’usage d’un trépied. Malheureusement, ça n’a pas pu se faire…

Les articles détaillés de chaque iles sont à venir très bientôt 😉
– n°1: La Martinique, c’est par ici
– n°2 : La Dominique, c’est par ici

Sans plus attendre, voici un petit pêle-mêle de photos en guise d’aperçu !

À la découverte de la finition Butlerfinish chez Saal-Digital. Késako ?

Nous voilà de nouveau réuni pour le test d’un tableau photo de chez Saal Digital !

Logo Saal Digital

Le produit que j’ai choisi cette fois-ci est un produit qui m’a intrigué. Je voulais vraiment en savoir plus sur son rendu. Ce produit est le tableau photo Alu-Dibond Butlerfinish, pour profiter de ma photo, j’ai choisi de l’imprimer dans un format personnalisé de 30 x 68.

Le tarif pour ce tableau est 70,95€, auquel il vous faudra ajouter 6,95€ de frais de port. Il y a régulièrement des offres promotionnelles sur Saal-Digital, pour votre première commande par exemple donc les prix peuvent varier par moment. J’ai déjà eu l’occasion de tester des produits Saal-Digital et je n’avais pas été déçu. Vous trouverez ici, le test de leur livre photo standard et ici le livre photo Professionnal Line. J’espère ne pas être déçu non plus avec ce tableau.

Alors que ce cache t-il derrière ce nom étrange ? Est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Nous allons le voir ensemble tout au long de cet article.

Création du tableau

Pour créer votre tableau, vous devrez passer par le logiciel que fourni Saal-Digital.

Le logiciel téléchargeable sur le site de Saal-Digital est disponible en version Mac OS ou Windows. Il n’est malheureusement pas disponible pour les utilisateurs de systèmes Linux qui devront donc probablement opter pour la solution en ligne. Ceci est dû au fait que le logiciel utilise une version d’Adobe Air non-compatible avec Linux, dommage…

Le logiciel fait 6 Mo, autant vous dire qu’il est très léger, et même les plus petites connexions n’auront pas besoin d’attendre des heures pour le téléchargement. Un bon point du logiciel est que vous pourrez bien entendu sauvegarder votre projet, pour éventuellement l’imprimer à nouveau par exemple.

Je ne parlerais pas plus du détail des fonctions du logiciel que j’ai déjà énumérées dans mon article sur le livre photo. Ce que vous pouvez définitivement retenir, c’est que jusqu’à présent, c’est le meilleur logiciel de création de produit photo dont je me suis servi. Simple d’utilisation, très intuitif.

Les produits Saal Digital

À l’ouverture du logiciel, vous pourrez choisir quel type de projet vous souhaitez réaliser. On retrouve les produits classiques : tirages, livres, calendriers, tableaux, posters et faire-part. Il vous suffit donc de sélectionner le produit de votre choix et de passer à l’étape suivante ! Sur la gauche de cette fenêtre, vous retrouverez les promotions en cours avec le code promo à utiliser tout à la fin de votre commande pour ne louper aucune bonne affaire.

Les produits Saal Digital
Les différents tableaux

Une fois le produit sélectionné, vous allez pouvoir commencer la création. Ici, c’est donc le tableau photo Alu-Dibond Butlerfinish. Vous avez donc un bref descriptif du produit et depuis cette fenêtre, vous allez pouvoir choisir la taille souhaitée parmi différentes proposées, ainsi qu’une taille « sur-mesure« .

Le buttlerfinish

Sur la fenêtre de gauche, c’est un explorateur de fichiers pour accéder à vos photos. En bas, c’est un rappel du prix. Sur la droite, c’est le panneau de création. Vous y trouverez toute un tas de fonctions. Personnellement, pour un tirage, c’est juste la photo et rien de plus, mais c’est une histoire de goût !

Les produits Saal Digital
La conception du produit

Autre fonctionnalité intéressante, en cliquant sur une image, le logiciel vous informe si la qualité de l’image est suffisante pour l’impression.

Je ne rentrerais pas plus que ça dans les détails, car ce n’est pas le but de cet article, mais vous pouvez retenir que le logiciel est très intuitif et simple d’utilisation. Il conviendra aux utilisateurs de tout niveaux.

Les produits Saal Digital
La commande

Une fois votre produit terminé, il est temps de le commander. Vous retrouverez sur cette page un récapitulatif de votre commande (nom et nombre de produits, finitions, prix, etc.) et vous pouvez bien entendu revenir en arrière si vous avez faire une erreur.

Dans la page suivante, vous allez rentrer vos coordonnées bancaires et choisir le mode de livraison. C’est dans cette même page que vous pourrez entrer votre code promo et avoir une réduction. Saal-Digital livre 11 pays en Europe (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, France, Italie, Luxembourg, Pays-bas, Royaume-Uni, Suisse, Suède), en revanche, les DOM-TOM ne sont pas encore concernés…

Vous pouvez ensuite valider la commande, ceci enverra votre photo à Saal-Digital pour créer le produit.

Le tableau est commandé, il n’y plus qu’à attendre qu’il arrive ! Commandé le 8 octobre, j’ai reçu mon produit le 16 octobre, soit 8 jours après la commande. Sachant que la livraison a commencé le 13 octobre. Si pour le livre photo, le délai avait été particulièrement bon, cette fois-ci le délai de livraison est bon sans être relativement exceptionnel.

C’est bien beau tout ça, mais le produit, il a l’air de quoi au final ?

Le tableau Alu-Dibond Butlerfinish

Mais d’abord, c’est quoi le dibond ? Dibond, c’est avant tout une marque, mais par extension, ça désigne un matériau composite où deux plaques d’aluminium sont thermoliées à une plaque centrale de polyéthylène solide. Pour faire plus simple, c’est constitué de deux plaques fines d’aluminium collées sur chacun des cotés d’une plaque en plastique. Le dibond a pour avantage d’être plus léger et rigide que son équivalent uniquement en aluminium et c’est le matériau de choix utilisé par de très nombreux photographe pour coller leurs photos.

Parfois, l’aluminium peut être brossé au lieu d’être lisse, et c’est ça qu’on appelle Butlerfinish.

Photo du tableau Saal Digital
Le tableau arrive dans un très grand carton avec de grands rebords creux pour éviter les chocs. Le carton est un peu fin, mais le système fonctionne bien. Aucun choc à déplorer.
Photo du tableau Saal Digital
Quand on ouvre le carton, on y trouve un tableau très bien protégé. Le tableau est emballé dans le papier-mousse, les bords sont protégés avec la mousse bleue et des renforts en plastique sont disposés sur chacun des coins. Le tout est emballé dans un film plastique.
Photo du tableau Saal Digital

Voici donc la bestiole ! 30×68 c’est déjà une taille respectable. Au premier abord, j’ai été très surpris par la finition Butlerfinish ! Ce n’est pas quelque chose que j’ai l’habitude de voir. Pour vous la décrire le mieux possible, on voit l’aspect brossé de l’aluminium. L’encre est légèrement transparente, ce qui donne un rendu un peu brillant et métallique à la photo. Avec ma photo de Manhattan, on a l’impression que la ville est en 3D. L’aspect est très moderne et sympa, mais attention, je pense qu’il ne convient pas à tout type de photo.Si vous souhaitez avoir une idée du rendu des tableaux, vous pouvez commander les échantillons, ils coûtent 15€, mais sont remboursés en bon d’achat, donc ils sont gratuit si vous commandez ensuite.

Photo du tableau Saal Digital
Les mini-tableaux permettent de mieux imaginer chaque produit. Pour ma part, j’ai apprécié tous les modèles sauf « Picture Box » (celui avec la photo de montagne) dont le rendu n’est pas extraordinaire…
Photo du tableau Saal Digital
Texture brossée de l’aluminium

Et les couleurs dans tout ça ? Saal-Digital met à disposition un profil ICC pour vérifier le rendu des couleurs directement avant impression, à trouver ici. Vous devez choisir le « Butlerfinish » qui correspond comme son nom l’indique à cette finition.

En prime, il y a même un tutoriel pour apprendre à utiliser les profils avec Lightroom et Photoshop, donc n’importe qui pourra vérifier le rendu. Attention ! Pour vérifier le rendu de vos tirages, votre écran devra être calibré avec une sonde de calibration !  Au niveau des couleurs, la surface n’étant pas du papier, il est difficile d’en juger parfaitement. Ceci dit, je n’ai pas eu de mauvaises surprises. Cette photo était particulièrement difficile, car elle a besoin non seulement d’un très bon équilibre entre le bleu froid de la nuit et les couleurs chaudes du coucher de soleil, mais aussi entre les hautes lumières des éclairages de la ville et les zones d’ombre. L’équilibre est réussi. Les couleurs ne sont pas trop saturées, ni pas assez.

Photo du tableau Saal Digital
Le support est collé simplement avec des bandes velcro, mais ça tient vraiment bien. J’attends de voir pour la longévité avec l’effet de l’alternance chaud/froid entre été et hiver
Photo du tableau Saal Digital
Le support de fixation permet de complètement décoller la photo du mur, et donne l’impression de lévitation

Chez Saal-Digital comme chez beaucoup d’autres prestataires, le support de fixation mural est en option. Le prix varie selon la taille du tirage. Je trouve cela étrange, mais ça a l’air d’être comme ça pour tout le monde…

En conclusion

En conclusion, c’est une nouvelle fois une bonne expérience avec ce laboratoire en ligne. Le rendu du Butlerfinish est très intéressant et donne une allure moderne aux photos, voire même une impression de 3D. Autre caractéristique intéressante, ce type d’impression est résistant à l’eau contrairement à un tirage, on ne peut donc qu’espérer une très bonne longévité du produit.

J’ai aimé

Je n’ai pas aimé

– Délais de fabrication et livraison bon, mais pas extraordinaires
– Les finitions de qualité (pas de bavures sur les découpes)
– Le rendu moderne des photos
– La disponibilité des profils ICC
– Le logiciel ergonomique et permettant de travailler hors ligne
– Sur-mesure possible
– Attention au rendu moderne qui n’est pas adapté à toutes les photos
– Pas vraiment de « J’aime pas » cette fois-ci. J’attends juste de la part de Saal-Digital qu’ils proposent un véritable tirage collé sur Dibond qui est le standard chez la plupart des photographes

Le nettoyage de capteur, c’est pas sorcier !

Vous en avez assez de voir des poussières sur vos photos ? Il n’y a pas 36 solutions, soit vous devez les enlever avec un logiciel, soit il va falloir songer à faire nettoyer votre capteur. Mais après tout, pourquoi ne pas le faire vous-même ?

Faire nettoyer un capteur peu s’avérer très cher, comptez une quarantaine d’euros, au mieux, pour chaque nettoyage. Si vous êtes un vrai petit cochon, la pilule va finir par avoir du mal à passer. Pourtant, un nettoyage de capteur, ce n’est pas sorcier, certes cela peut comporter des risques, mais avec quelques précautions, c’est à la portée de tous.

Voyons ensemble les quelques étapes nécessaires au bon déroulement de cet acte de chirurgie photographique !

Mon appareil a-t-il besoin d’un nettoyage de capteur ?

Au premier abord, cette question peut paraître stupide, mais en fin de compte, c’est bien la première question à se poser. Si vous êtes ici, vous savez probablement déjà que vous avez des poussières sur votre capteur, pour les autres, rien de plus simple pour en vérifier la présence :

  1. Viser un mur blanc, une feuille blanche, un ciel uni,… Bref, quelque chose où vous pourrez aisément remarquer si les poussières sont là.
  2. Régler l’ouverture de votre appareil (mode manuel ou priorité ouverture) sur l’ouverture la plus petite possible, c’est à dire, le f/ le plus grand.
  3. Prenez la photo et admirez toutes les tâches visibles. Bien entendu, on prend rarement des photos avec l’ouverture la plus faible, mais c’est juste pour bien repérer les poussières.

Après le nettoyage, vous pourrez répéter cette opération pour vérifier l’efficacité de votre travail.

Des taches sur le capteur d'un appareil photo
Des taches sur le capteur d’un appareil photo, ça ressemble à ça !
Fonction "Afficher les défauts" dans Lightroom
La fonction « Afficher les défauts » dans Lightroom permet de révéler certaines poussières peu visibles

Un point d’honneur sur le matériel

Une fois n’est pas coutume, vous allez devoir acheter un peu de matériel pour pouvoir nettoyer votre capteur. L’investissement en vaut la chandelle et ne dépassera pas un nombre à 3 chiffres, ouf !

Pour changer, commençons par ce qu’il ne faut PAS utiliser.

Bombe à Air sec
Les bombes à air sec sont proscrites pour nettoyer les capteurs

Les bombes à air sec sont absolument à proscrire pour un nettoyage de capteur. Bien que certains les recommandent, ce genre de produit n’est pas adapté à cet usage. Les bombes à air sec sont faites uniquement pour des dépoussiérages externes de votre matériel. Le problème de ce genre de bombe étant le fait que des projections de liquide peuvent aisément être propulsées si l’on penche légèrement la bombe.

Passons maintenant à ce dont vous aurez besoin

  • La poire soufflante
Une poire soufflante, le must-have du photographe
Une poire soufflante, le must-have du photographe

Elle peut être simple et peu cher ou bien un peu plus cher avec un filtre,mais dans tous les cas, elle vous servira régulièrement

  • Le pinceau
Lenspen, l'autre must-have du photographe
Lenspen, l’autre must-have du photographe

Prévu à l’origine pour nettoyer les objectifs, nous allons voir que le pinceau pourra vous servir avant de nettoyer votre capteur.

  • Le kit de nettoyage
Le kit Eclipse
15 mL de solution, 4 Sensors Swabs pour le capteur, 10 PecPads pour nettoyer vos optiques

Il en existe différentes sortes, mais c’est celui-ci que j’ai utilisé pour l’article. Vous pourrez le trouver directement auprès du distributeur français Reidl Imaging. Les kits Eclipse de Photographic Solutions n’ont plus rien à prouver, c’est tout simplement la marque la plus connue et reconnue.

Il s’agit du kit de voyage, vendu au prix de 38 € qui contient 15mL de solution Eclipse, 4 Sensor Swabs non-imbibés, dans des emballages individuels et stériles, ainsi que 10 PecPads. Le kit est déjà moins cher qu’un nettoyage de capteur chez un professionnel. L’énorme avantage de ce kit étant que pour imbiber un Sensor Swab vous n’aurez besoin que de 2 à 3 gouttes de solution. Lorsque vous n’aurez plus de Sensor Swab, il vous suffira simplement de ne racheter que ça et pour le coup, cela devient très économique. En utilisant 2 gouttes par Sensor Swab, avec les 15mL de solutions, vous pourrez imbiber environ 150 Swabs.

Attention, quelque soit la marque que vous choisirez pour vos Swabs, il en existe de différentes tailles. Prenez celle qui correspond à votre capteur !

Au cœur de l’action : on nettoie !

Maintenant que vous savez de quoi vous avez besoin, il est grand temps de rentrer dans le vif du sujet. Comment procéder au nettoyage de votre capteur ?

Avant toute chose, vous devez charger à 100% votre batterie. En effet, pour accéder au capteur votre miroir est en position « relevée », si la batterie se décharge complètement, l’appareil s’éteint et le miroir se rabaisse. Et crack ! Les appareils Nikon et Sony ont une sécurité qui empêche d’utiliser le mode nettoyage s’il n’y a pas assez de batterie. Et puis maintenant, avec les hybrides, plus de problème ! Placez-vous dans une pièce à l’abri des courants d’air. On conseille généralement de fermer les fenêtres au moins une demie-heure à l’avance pour que les poussières aient le temps de tomber. Il convient de nettoyer un peu l’extérieur de votre appareil à l’aide de la poire et du pinceau que je vous ai précédemment montrés pour éviter toute contamination. Tant que vous y êtes, nettoyez-vous les mains.

  • Préparez-vous une zone de travail bien propre, avec de l’espace autour de vous et tout le matériel dont vous avez besoin à portée de main : Kit Eclipse, pinceau, poire soufflante et bien entendu, votre appareil
  • Lorsque votre batterie est chargée, mettez votre appareil en mode nettoyage, vous entendrez le miroir se relever. Si vous ne savez pas où se trouve l’option, consultez la notice de votre appareil.

NB : Pour les appareils Sony récents dit « SLT », il s’agit d’un miroir semi-transparent fixe. Vous devrez faire remonter le miroir manuellement en appuyant sur le cran juste en dessous. NB 2 : Les boitiers hybrides n’ont pas de miroir. C’est plus facile, mais ça se salit vite !

Le capteur de l'appareil photo
Le capteur de l’appareil photo et ses reflets verdoyants
  • Vous êtes fin prêt, ouvrez votre appareil et utilisez la poire soufflante pour enlever le maximum de poussière dans votre appareil.
  • A ce stade, il ne reste plus que des poussières tenaces ou des taches grasses sur votre capteur. Attrapez un Sensor Swab que vous allez imbiber avec seulement 2 à 3 gouttes de produit Eclipse, pas plus, sous peine de faire des traces.
  • Pour le nettoyage, mieux vaut un schéma qu’une longue phrase :
Comment nettoyer son capteur ?
Un schéma pour expliquer la procédure
Nettoyage de capteur
Il faut appuyer suffisamment, mais pas trop non plus
  • Enlever le bâtonnet, éteignez votre appareil photo et remettez l’objectif ou le bouchon en place.
  • Jetez le bâtonnet pour ne jamais le réutiliser.
  • Faite une photo de test comme expliqué au début de l’article.
Après nettoyage, le capteur est propre
Il en reste souvent quelques unes, ne soyez pas trop exigeant, un nettoyage parfais est rare. S’il ne reste qu’une ou deux poussières visibles, vous avez fait du bon boulot
Après le nettoyage
Jetez un œil à la photo du début de l’article pour comparer !

Il est possible, suivant le degré de saleté de votre capteur qu’un seul nettoyage ne soit pas suffisant. Il vous faudra recommencer en utilisant un second bâtonnet. Pour éviter que votre capteur se salisse trop, il vous faut faire attention lors des changements d’objectifs. Ne pas laisser la chambre de l’appareil trop longtemps ouverte, ne pas changer d’objectif en plein vent, savoir limiter les changements d’objectifs quand les conditions sont mauvaises. Vous pourrez également nettoyer régulièrement l’extérieur de votre appareil et de vos objectifs et prendre le temps de mettre un coup de poire soufflant sur votre capteur après chacune de vos sorties ! En adoptant tous ces gestes, vous devrez préserver la propreté de votre capteur plus longtemps !

Test du véritable tirage sous verre acrylique de White Wall

La démocratisation du numérique a profondément marqué l’histoire de la photographie. Les appareils et les objectifs sont de plus en plus performants, les ordinateurs également. Les solutions de stockage sont de moins en moins chères, permettant d’archiver des dizaines de milliers de photos sur votre ordinateur.

Une masse d’information colossale où se cachent parfois des trésors, bien trop enfouis pour être découvert à nouveau. Oui, il est temps d’imprimer vos plus belles photos au lieu de les laisser dans les tréfonds de votre disque dur, perdues à jamais.

Je n’insisterai jamais assez, il n’y a pas plus belle photo que celle que l’on peut prendre dans les mains, celle qui mettra en valeur les murs de votre maison…

Logo WhiteWall

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de tester pour vous White Wall, créé en 2007, en tant que premier laboratoire photo en ligne d’Allemagne. White Wall est également le fournisseur exclusif des galeries d’art contemporain LUMAS.

Le produit que nous allons découvrir ensemble est un « véritable tirage sous verre acrylique » au format 20×30, idéal pour décorer des pièces exiguës où l’on a peu de recul pour admirer un tirage de plus grande taille.

Vendu au prix attractif de 39,90€, ce tirage va-t-il venir décorer votre maison ?

La création du produit

Lorsque vous êtes sur le site de White Wall, vous pouvez choisir entre les différentes gammes de produit offertes. Le laboratoire vous propose une gamme acrylique, aluminium, toile, produits encadrés, tirages et impressions. Chacune de ces gammes est composées d’une variété de déclinaisons et de tailles, qui vous permet d’avoir exactement ce que vous souhaitez.

Fonctionnement de WhiteWall
Fonctionnement de WhiteWall

Chez White Wall, pas de  logiciel pour la création de vos commandes, tout se passe en ligne. Le manque ne se fait pas sentir, car White Wall ne propose pas de livre photo.

L’outil de téléchargement vous permet de télécharger jusqu’à 10 photos en même temps.

Pour chacun de ces produits, le site met à votre disposition un profil ICC, permettant de vérifier le rendu de vos photos, notamment des couleurs, si et seulement si vous avez un écran calibré, ce que je vous conseille vivement de faire avant d’imprimer des photos.

Fonctionnement de WhiteWall

Pour créer votre produit, vous devrez donc télécharger votre ou vos photos grâce à l’interface que je vous ai précédemment montrée. Pour la commande, vous avez plusieurs options, soit une commande rapide, soit la création d’un compte. Cela ne prend pas plus de temps de créer un compte et les photos que vous avez téléchargées seront disponibles dans votre compte si vous souhaitez les imprimer ultérieurement, pratique !

Fonctionnement de WhiteWall

A la fin de votre commande, vous devriez recevoir votre confirmation de commande puis quand elle sera prête, la confirmation de l’expédition. Pour ma part, avec Hotmail, je n’ai rien reçu. Probablement filtré par l’anti-spam, un petit mail au service après-vente m’aura permis de vérifier que ces mails de suivi ont bien été envoyés par leur serveur.

Livraison du produit

Le tirage a été commandé le dimanche 30 août, pour être prêt à livrer le 4 septembre. De son côté, WhiteWall a fait son boulot ! La préparation de la commande est plutôt rapide ! En revanche, du côté d’UPS, mon tirage n’a été pris en charge que le 7 septembre, pour être livré contre signature le 9 septembre. S’il n’y avait pas eu ce petit délai de prise en charge, j’aurai eu mon tirage en à peine une semaine, ce qui est plutôt très satisfaisant.

Une chose parfois bien délicate lorsqu’on commande sur internet, c’est le transport. Surtout pour un tirage, on n’a pas envie qu’il soit malmené. De ce côté là, peu de crainte à avoir. WhiteWall utilise les grands moyens ! Si UPS endommage le colis, c’est qu’ils sont mauvais !

Colis WhiteWall
Comme toujours, le colis arrive dans un état un peu douteux. Les transporteurs sont rarement délicats
Colis WhiteWall
Ils avaient pourtant bien été prévenus !

Bien heureusement, les coins du colis sont très solides. Peu de risque pour votre tirage. A l’intérieur, votre photo est également bien protégée.

Colis WhiteWallColis WhiteWall
Colis WhiteWall
WhiteWall ne veut pas qu’on malmène son travail, alors il nous indique comment protéger au mieux notre œuvre

Le tirage

Maintenant que nous avons vu toutes les étapes en amont, l’important, c’est quand même la qualité du tirage !

Tirage WhiteWall

Quand on reçoit le tirage, le rendu est vraiment agréable. Difficile de vous le retranscrire par une photo. Le revêtement acrylique donne de la profondeur et de la brillance au tirage. Si vous avez pensé à utiliser le profil, les couleurs seront très fidèles. Le tirage ressort un brin plus sombre que sur mon écran calibré mais les tons foncés sont toujours bien présents et pas bouchés du tout. Je n’ai pas eu de mauvaises surprises non plus au niveau des tons clairs qui ne sont pas cramés.

Le seul bémol de ce type de revêtement est qu’il capte bien la poussière. Cependant, elle est très facile à faire partir.

Tirage WhiteWall

Voici comment se présente votre tirage. Il est pris en sandwich entre une plaque d’alu Dibond 3mm et la plaque de verre acrylique 4mm. Le Dibond est un matériau reconnu, utilisé par un grand nombre de photographes pour coller leurs tirages. Quant au verre acrylique, il est là pour protéger votre tirage de la poussière, des UVs,… Je vous donne rendez-vous dans 50 ans pour voir si ça a bougé !

Avec ces tirages, le système de fixation est déjà inclus. Vous recevez votre photo prête à accrocher au mur. Le système avec les deux barres permet à la photo d’être complètement décollée du mur, lui conférant une impression de légèreté, de flotter dans les airs.

En conclusion

Je dois le dire, je suis plutôt très content de mon expérience avec ce laboratoire en ligne. Le rapport qualité/prix est bon. Je n’ai eu aucune mauvaise surprise, et ça, c’est agréable. Un tirage de bonne qualité vous est remis en main propre par le livreur. De plus, il est bien protégé. Il y a juste un bémol, ce sont les frais de port. WhiteWall étant implanté en Allemagne. Les frais sont parfois importants, tout du moins, plus importants que pour un produit venant de France.

Si vous souhaitez tenter l’expérience WhiteWall, n’hésitez pas à me contacter via le formulaire du blog pour que je vous parraine. Vous recevrez ainsi un bon d’achat de 10 €.

Vous avez eu une expérience, bonne ou mauvaise, avec White Wall, n’hésitez pas à la partager dans les commentaires !

Test du livre photo de chez Saal Digital

S’il y a bien une chose importante en photo, ce sont les tirages. On peut dire que c’est le grand mal du numérique. De nos jours, toutes nos photos restent au chaud dans nos ordinateurs, mais un tirage papier, c’est sans commune mesure. C’est ainsi que votre photo va révéler toute sa splendeur. Voilà pourquoi, aujourd’hui, nous allons découvrir ensemble le livre photo de chez Saal Digital !

Logo Saal Digital
Logo Saal Digital, tirage de livres et photos

Avant de partir tête baissée dans ce test, il me semble bon de vous présenter le produit que j’ai choisi de tester. C’est donc un livre photo standard, 26 pages, carré 28×28, qui me permet de tirer mes photos aussi bien au format paysage que portrait dans une taille tout à fait respectable. Cela me permet également au besoin de mettre deux photos par pages sans qu’elles deviennent trop petites pour être appréciées, ou alors disposer une photo sur une double page avec un rendu panoramique ! J’ai également testé la version « pro » ici.

Pour mon livre, j’ai choisi une couverture brillante, mais une finition mate (en réalité satiné) pour les pages intérieures, le tout sur fond noir. J’ai choisi l’option couverture rigide et non molletonnée. Le tarif pour ce livre est 39,95€, auquel il vous faudra ajouter 4,95€ de frais de port. Autant dire que si la qualité est là, c’est un très bon prix pour ce genre de produit, d’autant plus qu’il y a régulièrement des offres promotionnelles, pour votre première commande par exemple.

J’aimerais également ajouter que Saal-digital ne se réserve pas aux amateurs. Il existe un service pour les professionnels avec des prix avantageux sur les produits vous permettant d’envisager la revente. Je pense notamment à la création de livre photo pour les mariages par exemple. Plus d’infos ici.

Création du livre

Pour éditer votre livre, vous aurez 3 possibilités, soit passer par votre propre éditeur (Lightroom, Adobe Indesign,…) pour créer un PDF du livre, soit utiliser le logiciel fourni, soit réaliser votre album en ligne sur le site de Saal-Digital. Je vais vous avouer, je n’ai jamais fait de livre ni avec Lightroom, ni avec Indesign. La solution du logiciel me semble donc être la plus pratique et probablement celle que la majorité d’entre vous utilisera.

Dorénavant, le logiciel téléchargeable sur le site de Saal-Digital est disponible en version Mac OS ou Windows. Il n’est malheureusement pas disponible pour les utilisateurs de systèmes Lynux qui devront donc probablement opter pour la solution en ligne. Ceci est dû au fait que le logiciel utilise une version de Adobe Air non-compatible avec Linux, dommage…

Le logiciel fait 6 Mo, autant vous dire qu’il est très léger, et même les plus petites connexions n’auront pas besoin d’attendre des heures pour le téléchargement. Un autre bon point du logiciel est que vous pourrez bien entendu sauvegarder votre projet, pour le continuer plus tard si besoin, ou éventuellement l’imprimer à nouveau ! Vous remarquerez également l’onglet « Chat » qui vous permettra de communiquer avec le service client pendant les heures d’ouverture si vous avez la moindre question !

A l’ouverture du logiciel, vous pourrez choisir quel type de projet vous souhaitez réaliser. On retrouve les produits classiques : tirages, livres, calendriers, tableaux, posters et faire-part. Il vous suffit donc de sélectionner le produit de votre choix et de passer à l’étape suivante ! Sur la gauche de cette fenêtre, vous retrouverez les promotions en cours avec le code promo à utiliser tout à la fin de votre commande, bien pratique ça !

Création du livre photo Saal Digital
Création du livre photo Saal Digital

Une fois le produit sélectionné, vous allez pouvoir commencer la création. Ici, c’est donc mon livre photo 28×28. La conception du logiciel est très simple et je pense, intuitive. Sur la fenêtre de gauche, c’est un explorateur de fichiers pour accéder à vos photos. En bas, c’est un aperçu de vos pages et un rappel du prix. Sur la droite, c’est le panneau de création. Vous y trouverez des modèles pré-conçus pouvant vous faciliter la vie si vous souhaitez aller plus vite. Vous pourrez également changer le fond des pages et vous aurez accès à différentes fonctions.

Cette fois-ci, j’ai choisi de faire moi-même ma mise en page, c’est une histoire de goût et de temps que vous avez à consacrer. D’autres fois, j’ai opté pour la mise en page automatique, qui, sans compter le temps de choisir les photos, permet de faire une mise en page correcte en un temps record.

Création du livre photo Saal Digital
Création du livre photo Saal Digital

Autre fonctionnalité intéressante, en cliquant sur une image, le logiciel vous informe si la qualité de l’image est suffisante pour l’impression. De la même manière, vous aurez aussi accès à différent paramètres de votre photo (alignement, taille, rotation, effets, cadres, etc)

Je ne rentrerais pas plus que ça dans les détails, car ce n’est pas le but de cet article, mais vous pouvez retenir que le logiciel est très intuitif et simple d’utilisation. Il conviendra aux utilisateurs de tout niveau. De plus, un tutoriel vidéo en français est disponible.

Une fois l’album terminé, il est temps de le commander. Vous retrouverez sur cette page un récapitulatif de votre commande (nombre de pages, finitions, prix, etc.) et vous pouvez bien entendu revenir en arrière si vous avez faire une erreur. Dans la page suivante, vous allez rentrer vos coordonnées bancaires et choisir le mode de livraison. C’est dans cette même page que vous pourrez entrer votre code promo et avoir une réduction. Saal-Digital livre 11 pays en Europe (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, France, Italie, Luxembourg, Pays-bas, Royaume-Uni, Suisse, Suède), en revanche, les DOM-TOM ne sont pas encore concernés…

Ensuite, vous aurez le choix de transférer votre album en ligne ou bien de l’enregistrer sur un CD pour l’envoyer par voie postale. Si votre connexion le permet, je pense que la solution par téléchargement est tout de même plus simple. Le téléchargement sera plus ou moins long selon votre connexion internet, le poids de vos photos, le nombre de pages. Ne soyez donc pas surpris, ça prend un peu de temps et c’est tout à fait normal.

L’album est commandé, il n’y plus qu’à attendre qu’il arrive ! Comme vous pouvez le voir l’article est préparé et expédié très vite (02h11, non, je ne vis pas la nuit, j’étais juste au Canada quand j’ai préparé l’album). J’ai reçu l’album Mercredi 24, soit 5 jours après la commande. Sachant que la livraison a commencé un week-end, les délais sont plutôt bons !

C’est bien beau tout ça, mais le produit, il a l’air de quoi au final ?

L’album photo

Autant vous le dire de suite, j’en attends beaucoup de ce livre. S’il me plait, c’est probablement chez Saal-Digital que je continuerais de me fournir ! Les points clefs du livre sont, pour moi, l’ouverture à plat, permettant d’imprimer une photo à cheval sur une double page mais aussi et surtout la qualité du papier photo Fujicolor Crystal Archive.

Quand on commande un livre à ce prix-là, la première chose que l’on souhaite éviter, c’est qu’il soit abîmé lorsqu’il arrive. A priori, peu de risques ! Le livre est relativement bien protégé comme vous le voyez sur les photos ! Carton, papier-bulles, puis film plastique de protection. Nous voilà rassurés.

L'emballage du livre photo Saal Digital
L’emballage du livre photo Saal Digital
L'emballage du livre photo Saal Digital
L’emballage du livre photo Saal Digital

C’est un bel objet que je découvre ! Un livre est un objet parfait pour illustrer vos souvenirs de vacances ou un évènement marquant. C’est le moment de l’inspecter sous toutes les coutures. Le choix des finitions correspond tout à fait à ce que j’imaginais, aucune mauvaise surprise, mais les finitions, c’est surtout une affaire de goût ! L’ouverture à plat, c’est un des principaux arguments commerciaux de Saal-Digital. A mon avis, c’est réussi. Le livre s’ouvre effectivement à plat, permettant ainsi d’imprimer des photos à cheval sur plusieurs pages tout en gardant un rendu très propre, agréable à regarder. C’est idéal pour des photos en format panoramique !

Le livre photo Saal Digital
Le livre photo Saal Digital

Au final avec un format de page de 28*28, une photo en double page peut atteindre 56*28 et ça, c’est le top ! Et les couleurs dans tout ça ? Saal-Digital met à disposition un profil ICC pour vérifier le rendu des couleurs directement avant impression, à trouver ici. Vous devez choisir le premier « SaalDigital_SoftProof_Fuji » qui correspond au papier Fujicolor crystal Archive utilisé pour les tirages, mais également pour les livres.

Le livre photo Saal Digital
Le livre photo Saal Digital

En prime, il y a même un tutoriel pour apprendre à utiliser les profils avec Lightroom et Photoshop, donc n’importe qui pourra vérifier le rendu. Attention ! Pour vérifier le rendu de vos tirages, votre écran devra être calibré avec une sonde de calibration ! Aucune surprise pour moi, pas de problème de colorimétrie, le rendu est exactement comme je pouvais l’imaginer, ça fait tellement plaisir de voir ses photos imprimées. Les couleurs ne sont pas trop saturées, ni pas assez. Les détails des photos sont toujours présents dans les ombres comme dans les hautes lumières. Comme je l’ai dit précédemment, les photos sont imprimées sur du vrai papier photo. Les pages sont donc épaisses pour un livre, moi, ça me plaît, certain préfèrerons un rendu plus fins. Le rendu des tirages permet vraiment d’apprécier vos photos à leurs justes valeurs.

Le livre photo Saal Digital
Le livre photo Saal Digital

Comme vous l’avez vu au début de l’article, le carton d’emballage était bien abîmé quand il est arrivé. Ce problème est malheureusement indépendant de la volonté de Saal-Digital, les transporteurs ne sont pas toujours doux avec les colis. Le livre a  été légèrement abîmé pendant le transport. Pour conséquences, quelques pages du livre ont été cornées comme vous pouvez le voir sur la photo.On peut également voir sur cette photo une légère bulle à gauche. Je le rappelle, ce ne sont pas des simples pages, mais des vrais tirages collés ensemble permettant ainsi un rendu incomparable et une ouverture à plat.

Le livre photo Saal Digital
Le livre photo Saal Digital

J’ai donc informé l’entreprise de ces deux problèmes qui m’a répondu dans l’après-midi qu’elle me renverrait un livre tout neuf. Je ne sais pas vous, mais moi, c’est ce que j’appelle un service après-vente au top du top ! Je mettrais l’article à jour dès le nouveau livre reçu ! Un nouveau livre a été reçu ce jour (20/07/15) soit moins d’une semaine, il est en parfait état et il n’y a aucun défaut !

Le livre photo Saal Digital
Le livre photo Saal Digital. Il a subit un choc durant le transport.

Un dernier détail, qui n’est pas un problème à mon avis, mais ce doit être dit. Sur la 3ème et 4ème de couverture, il y a un petit QR code. Il est vraiment petit, mais il est là. J’avais entendu parler de codes-barres gênants, je pense que Saal a remplacé le code-barres par un QR code, bien plus petit, bien plus discret. Voici une société à l’écoute de ses clients !

En conclusion

Je ne peux que vous recommander ce site internet pour imprimer vos prochains livres photo. Moi-même, je risque de commander chez eux mes prochains exemplaires. Le rapport qualité/prix du produit est très bon. Les délais de fabrication et de livraison sont tout simplement imbattables. Ceci s’explique car une bonne partie (ou toute ?) la chaine de fabrication des livres est automatisée.

Il peut donc y avoir des petits problèmes, mais comme vous avez pu le voir, le service après-vente est, on ne peut plus, efficace !

On peut noter aussi qu’il n’y a pas de page de garde. La première page constitue la 2ème de couverture et la dernière page, la 3ème de couverture. Pour corriger ce problème, j’ai fait le choix de ne pas mettre de photo sur ces pages. L’absence de page de garde est un mal pour un bien. Grâce à ce système, on peut avoir une reliure avec ouverture à plat !

Le livre photo Saal Digital
Le QR code du livre photo Saal Digital

J’ai aimé

Je n’ai pas aimé

– Délais de fabrication et livraison
– Les finitions de qualité
– Le rendu des photos
– L’ouverture à plat
– Le service après-vente au top du top !
– La disponibilité des profils ICC
– Le logiciel ergonomique et permettant de travailler hors ligne
– Pas de logo de l’entreprise (bien pour la revente)
– Les QR-code
– L’absence de page de garde
Le livre photo Saal Digital
Le livre photo Saal Digital, 4ème de couverture

L’outil de suppression des défauts dans Lightroom

Il y a quelques jours de cela, je vous présentais mon article sur la manière de convertir une photo en son négatif et des usages potentiels de cet outil. Je parlais notamment de mieux voir les défauts présents sur l’image tels que les taches ou les poussières sur le capteur, visibles sur des ciels uniformes. Aujourd’hui, nous allons voir l’outil qu’offre Lightroom pour détecter et corriger ces poussières. Ce tutoriel est valable à partir de Lightroom 5, pour les versions antérieures, vous pouvez vérifier et me le dire dans les commentaires.

Ces taches sont visibles principalement lorsque l’on ferme un peu le diaphragme pour gagner de la profondeur de champ, à partir de f:8 suivant leurs tailles et le nombre. Si vous souhaitez en avoir le coeur net, prenez votre appareil photo, réglez une ouverture suffisamment petite (grand chiffre) et prenez une photo quelque chose d’uniforme (ciel sans nuages, feuille de papier blanc). La plupart d’entre-vous verront des taches sur leurs photos. C’est tout à fait normal, du moins, ce n’est pas grave. Si vous en avez beaucoup, je vous conseille de nettoyer ou de faire nettoyer votre capteur par un professionnel, mais là n’est pas le but de l’article. Revenons à nos moutons !

Voici donc une photo, c’est du brut de décoffrage, aucune correction, aucune retouche, rien du tout !

Des tâches sur mon capteur ?
Des tâches sur mon capteur ?

A priori, pas de problème majeur, on ne voit pas grand-chose qui cloche. Si vous insistez un peu, vous verrez une tache tout en haut de l’image vers le centre.

Allons faire un tour du côté de l’outil de correction des défauts maintenant. Pour rappel, il se situe juste en dessous de l’histogramme dans le menu de développement, vous pouvez également utiliser la touche « Q » comme raccourci clavier.

L'outil de suppression des défauts dans Lightroom
L’outil de suppression des défauts dans Lightroom, touche « Q »

En dessous de votre photo se trouve un curseur « afficher les défauts », c’est celui-ci qu’il va falloir sélectionner. Voici donc le résultat (si vous ne voyez pas une vidéo, cliquez sur l’image) :

L'outil de suppression des défauts dans Lightroom
Il faut cocher cette petite case magique en dessous de la photo

Les taches sont donc les cercles blancs présents dans la zone du ciel. Vous pouvez constater le nombre de tâches sur ma photo, j’en ai presque honte ! Je vous vois déjà venir à me dire « oui, mais si l’on ne les voit pas sur la photo à quoi bon les corriger ? » et je pourrais vous répondre ceci « est-ce que vous mettez la poussière sous les tapis quand vous faites le ménage ? ». Plus sérieusement, vous pouvez ne pas les voir pour plusieurs raisons toutes aussi bonnes les unes que les autres (manque d’attention, écran mal calibré,…) mais croyez-moi, si vous postez vos photos sur Internet, il y aura toujours quelqu’un pour vous faire remarquer la poussière que vous avez oubliée et si vous voulez les imprimer, ce serait dommage de voir après coup une tache sur une impression qui coûte cher.

Attention, mettre ce curseur au maximum n’est pas la solution pour voir toutes les poussières. Le réglage sera différent pour chacune de vos photos et dépend de nombreux paramètres comme l’uniformité de la photo, la luminosité, etc… Il vous suffit de le déplacer de gauche à droite pour trouver le réglage qui vous convient.

Une fois les poussières détectées, prenez l’outil de correction, réglez le à la bonne taille (curseur de taille, molette de la souris, ou directement sur la photo), c’est-à-dire juste un peu plus grand que la tache, puis de cliquer sur la zone à corriger. Je laisse les autres paramètres par défaut en général, à savoir: Corriger, Contour progressif 0 et Opacité 100. Quand je ne suis pas satisfait par le rendu, il m’arrive de jouer un peu sur ces outils, mais Lightroom fait plutôt bien le boulot.

L'outil de suppression des défauts dans Lightroom
Les options de réglages de l’outil

Lightroom va ensuite rechercher une zone qui ressemble beaucoup à celle que vous avez sélectionnée pour corriger la vôtre. Il arrive que Lightroom fasse des erreurs, même si ça reste rare. Si c’est le cas, il vous suffit d’attraper le curseur de la zone qu’il utilise pour corriger votre défaut et de le déplacer vers une zone qui y correspond mieux.

L'outil de suppression des défauts dans Lightroom

Et bien évidemment, comme toujours dans Lightroom, les modifications ne sont jamais définitives. Si vous n’êtes pas satisfait du rendu, vous pourrez toujours après coup venir modifier la taille, l’opacité, corriger de nouveaux défauts, etc…

Voilà votre photo toute belle, prête à être imprimée ou publiée sur vos réseaux sociaux !

Convertir une photo en négatif avec Lightroom

Pour une raison ou pour une autre, vous pouvez avoir envie d’obtenir le négatif d’une image. Sachez que même si Lightroom ne présente pas un simple bouton « inverser les couleurs » comme sur beaucoup d’autres logiciels aussi basiques que Paint, il est tout de même possible d’arriver à ce résultat sur Lightroom.

Important: La manipulation a été réalisée avec la version Lightroom 5. Il est possible de faire ça également avec les versions 3 et 4. Avec les versions antérieures, il est également possible d’obtenir un négatif, mais plus complexe donc je n’en parlerais pas dans cet article. L’astuce fonctionne toujours avec Lightroom 6 ou Lightroom CC.

Comme exemples d’utilisations, je pense par exemple à la numérisation de vos négatifs si vous faites partie des personnes qui ont connu la photographie argentique. Cela peut également vous aider à repérer des défauts sur vos photos tels que les taches ou poussières sur le capteur en les voyant d’un « œil nouveau ».

Photo pour conversion en négatif à l'aide de Lightroom
Photo sans aucun traitement, je ne suis pas capable de voir de traces de poussière
Photo en négatif à l'aide de Lightroom
Aussitôt le négatif à l’écran, je localise une petite trace dans le coin supérieur droit

Bon d’accord, c’est vraiment une petite poussière ! Cette fonction négatif permet aussi de convertir vos « positifs » numériques pour en faire des tirages à l’aide de procédés anciens comme le cyanotype.

Comment convertir ses photos en négatif grâce à la courbe de tonalité dans Lightroom ?

Courbe de tonalités sur Lightroom
Première étape: Se rendre dans le module de développement puis dans l’onglet « Courbe de Tonalités », puis cliquer sur le petit symbole entouré de rouge.
Courbe de tonalités sur Lightroom
Seconde étape: Vous devriez obtenir une vue dans ce genre. Sur cette courbe, vous pourrez cliquer sur les points entourés et les déplacer comme indiqué sur le schéma
Courbe de tonalités sur Lightroom
Vous devriez donc obtenir une courbe de cette allure qui signifie que les blancs sont devenus noirs et inversement. Vous avez donc une image en négatif

Plutôt simple non ? Eh bien oui !

Et pour aller plus loin

  • Enregistrer la manipulation en paramètre prédéfini pour ne pas avoir besoin de la refaire à chaque fois.

Vous pouvez enregistrer cette courbe comme paramètre prédéfini (voir mon article si vous n’êtes pas familier à cela). Sinon, voici un petit rappel simple sur comment faire.

Les paramètres prédéfinis dans Lightroom
Dans le module de développement sur la gauche, se trouve l’onglet des paramètres prédéfinis. Un petit clic sur le signe « + » permettra de faire apparaître une fenêtre pour enregistrer ce paramètre.
Les paramètres prédéfinis dans Lightroom
Ne cochez que « Courbe des tonalités » et « Version du processus », et pensez à renommer votre paramètre avec le nom qui vous convient le mieux, pour moi, ce sera un simple « Négatif »
  • Développer des photos directement après avoir inversé les couleurs

Dans l’histoire, il y a quand même un petit côté négatif (sans jeu de mots) à cette manipulation dans Lightroom. Étant donné que vous avez inversé les tonalités, tous les curseurs du module de développement impliquant des tons sont inversés. Température, Teinte, Exposition, Hautes lumières, Ombres, Blancs, Noirs pour l’onglet « Réglages de base, mais aussi d’autres, comme l’onglet « TSL ».

Mais je vous laisse tâtonner par vous-même, c’est aussi ça la photo !

Je sais, j’avais promis un article court, mais en fait, je n’aime pas faire les choses à moitié…

Convertir une photo en noir et blanc avec Lightroom

A l’heure du tout numérique, submergé par des millions, qui sait, bientôt des milliards de pixels, des objectifs à l’autofocus ultra-supra-megasonic, on fait parfois le choix de revenir aux sources de la photo, le noir et blanc ou devrais-je dire en niveau de gris. Bon d’accord, pas tout à fait aux sources car pour beaucoup, on a trop peur des techniques argentiques, ou alors on préfère le confort du numérique.

La photographie en noir et blanc revient en force dans de nombreux domaines tant son impact visuel peut être fort. Dépourvue de couleurs, la photo permet de se concentrer sur l’essentiel : L’émotion, les contrastes, la lumière, les textures et les formes.

Lightroom permet de convertir vos photos en Noir et Blanc très simplement. Si ce n’est pas déjà fait, je vous conseille de lire mes précédents articles sur Lightroom (n°1: import, n°2 : réglages de base et n°3 : paramètres préféfinis) pour avoir les bases nécessaires pour comprendre l’article d’aujourd’hui, même si, vous verrez, il n’est pas très compliqué. Je vous conseille également de travailler au format RAW de votre appareil photo, mais ça, c’est un conseil qui est valable de manière quasi-permanente !

La photo de départ : Conversion d'une photo en noir et blanc dans Lightroom
Voici, l’image que nous allons suivre tout au long de ce tutoriel

Il existe plusieurs approches pour convertir une photo en Noir et Blanc sur Lightroom, certaines sont bonnes, d’autres à éviter :

En utilisant l’outil de saturation, dans le panneau de réglage de base, réglé à -100

Conversion d'une photo en noir et blanc dans Lightroom

Ça marche, certes, mais je déconseille particulièrement cette approche. En effet, s’il l’on désature une photo de cette manière, nous ne pouvons pas utiliser le panneau TSL (Teinte, Saturation, Luminance) qui est pourtant un panneau de réglages incontournable pour le Noir et Blanc.

Dans le panneau TSL, baisser la saturation de toutes les couleurs.

Conversion d'une photo en noir et blanc dans Lightroom

Ça marche également, mais c’est long et très peu pratique. Donc maintenant que je vous l’ai montré, vous pouvez l’oublier ! Non, en fait cette méthode peut surtout servir à autre chose, la désaturation partielle. Personnellement j’ai horreur de ça. C’est devenu trop kitch, beaucoup de gens en ont abusé. Mais je dois reconnaitre être tombé sur des photos très réussies, qui changeaient des taxis New-Yorkais ou des fleurs immondes qu’on a l’habitude de voir.

Désaturation partielle Conversion d'une photo en noir et blanc dans Lightroom

Pour faire de la désaturation partielle, en gardant la même photo comme exemple, il suffit de mettre la saturation de toutes les couleurs que l’on veut éliminer à 0, et de ne garder que celle(s) que l’on souhaite(nt), dans mon cas, le jaune. Il pourra très certainement y avoir d’autres zones de la photo qui contiennent vos couleurs, dans ce cas, vous pourrez les éliminer avec l’outil pinceau et une saturation à -100.

J’ai utilisé, ici, un paramètre prédéfini Noir et Blanc, déjà présent dans Lightroom par défaut.

C’est un peu la méthode facile, mais ça fonctionne quand même. Il existe des paramètres prédéfinis de Noir et Blanc sur internet qui sont très bons, dont les rendus sont vraiment sympas. Vous pouvez, d’ailleurs, créer et utiliser les vôtres aussi, mais à mon sens, chaque photo est unique et mérite un traitement qui lui est propre. Même s’il peut y avoir des grandes lignes directrices communes, qui marquent votre patte, la variabilité individuelle de chaque photo influencera votre traitement.

Faites place maintenant aux « vraies » approches, celles qui vont permettre de tirer le meilleur potentiel de chacune de vos photos.

  • Dans le panneau « réglages de base », vous pouvez choisir entre le mode « Couleur » et « Noir/Blanc »
Conversion d'une photo en noir et blanc dans Lightroom
  • Dans le panneau « TSL », vous avez un mode « NB »
Désaturation partielle Conversion d'une photo en noir et blanc dans Lightroom
L’intérêt de ces deux méthodes, c’est l’utilisation de ce panneau de réglages. Vous pouvez utiliser le curseur (dans le carré rouge), aller sur une zone dont la luminosité est à changer (ici, je trouve que les herbes sont trop sombres), puis, tout en maintenant le clic, vous pouvez faire monter ou descendre la souris pour respectivement éclaircir ou assombrir la couleur.

C’est deux méthodes sont parfaitement équivalentes. Sachez que vous pouvez également utiliser un raccourci clavier, la touche « v », qui convertira vos photos en Noir et Blanc. Le point intéressant avec ces deux méthodes, c’est qu’elles permettent d’accéder à un panneau de réglages dans lequel on pourra moduler la luminosité de chaque couleur. C’est ce qui va être utile pour obtenir un Noir et Blanc profond, avec de bons contrastes et un équilibre judicieux entre les différentes zones de la photo.

Conversion d'une photo en noir et blanc dans Lightroom
Un fois que l’herbe est éclaircie

On peut ensuite, comme pour n’importe quelle photo, affiner les réglages de contrastes, luminosité, recadrer, redresser, etc.

Le résultat : Conversion d'une photo en noir et blanc dans Lightroom
La photo est prête !

Les paramètres prédéfinis, ou « présets » dans Lightroom

Après ces 2 premiers articles, Bibliothèque et Retouches de base, vous voici déjà bien armés pour commencer à manipuler Lightroom. Aujourd’hui nous allons nous attaquer au panneau de contrôle des paramètres prédéfinis. Comment les utiliser ? Les modifier ? Les créer ? En télécharger depuis internet ? Partager les vôtres ?

Avant de commencer, une fois n’est pas coutume, voici un autre avant/après pour montrer les diverses possibilités de Lightroom:

Avant Après pour preset
Détails du panneau

Le panneau de « Paramètres prédéfinis » est situé sur la gauche dans le menu de développement et juste en dessous du panneau de « Navigation« . Un paramètre prédéfini (ou préset) est un ensemble de réglages enregistrés, que vous pourrez appliquer en un clic sur votre photo, sans même savoir comment on aurait pu faire pour obtenir cet effet. Ils permettent aux débutants de pouvoir retoucher des photos, sans se soucier de comment fonctionne Lightroom. Il serait quand même dommage de se limiter à l’utilisation de ce genre de choses, les possibilités de Lightroom sont vastes, et le traitement d’une photo constitue à part entière l’identité visuelle d’un photographe. Nous verrons que les présets peuvent avoir des applications plus sympathiques qu’appliquer bêtement un filtre, notamment dans une démarche professionnelle, pour le traitement de séries de photos.

Une bibliothèque de paramètres prédéfinis est déjà installée d’office dans Lightroom. Vous y trouverez des présets de couleur, de noir et blanc, d’effets,…

Comment utiliser un préset ?

Voici la partie la plus courte de l’article ! Pour utiliser un préset, il suffit de… (#roulement de tambours)… cliquer dessus ! Un simple clic vous permettra d’appliquer le préset à votre photo. Une petite astuce tout de même, certains présets peuvent « s’additionner » en quelques sortes. Brièvement, si on essaye un préset « A » qui contrôle l’exposition, la balance des blancs et la clarté, en essayant un préset « B » qui contrôle seulement les contrastes, la vibrance et la clarté, alors notre photo aura toujours les réglages d’exposition et de balances de blancs apportés par le préset « A ». Je vous conseille donc d’annuler la dernière action soit par l’historique (en dessous du panneau des paramètres prédéfinis) ou plus simplement en faisant un « ctrl + Z » (ou cmd + Z sur mac).

Comment modifier un préset ?

Parfois vous trouverez un préset qui correspond à peu près au traitement que vous avez imaginé. Qu’à cela ne tienne ! Il vous suffit de le modifier et d’enregistrer la modification pour vous en resservir la prochaine fois ! Encore une fois rien de plus simple mais il faut le savoir.

Pour modifier un préset, vous commencez par l’appliquer. Vous trouvez le préset bon, mais il y a trop de contraste. Il vous suffit de modifier les contrastes, de faire un clic droit sur le nom du paramètre puis « mettre à jour avec les paramètres actuels« .

A noter que vous ne pouvez pas mettre à jour les présets préexistants dans Lightroom. Une astuce simple consiste à créer un nouveau préset utilisant les réglages que vous souhaitez. Nous allons voir comment dans le prochain paragraphe.

Mettre à jour avec les paramètres actuels dans Lightroom
Mettre à jour un préset

Comment créer un préset ?

Pour une raison ou une autre, vous pouvez être emmené à vous créer votre propre préset. Je me suis par exemple créé des présets pour le traitement du bruit à haut ISO de mon appareil, pour 800, 1600 et 3200 ISO. Quand je photographie des concerts, les séries de photos se ressemblent plus ou moins, on peut donc envisager, pour gagner du temps, de ne pas les retoucher au cas par cas, mais plutôt appliquer une retouche globale à l’ensemble de la série.

Réglages de correction du bruit dans Lightroom

Vous commencez d’abord par régler les paramètres en question, dans mon exemple c’est le panneau « Détails » dans Lightroom qui est concerné. Ensuite, à coté de « Paramètres prédéfinis », vous cliquez sur le symbole « + » pour que la fenêtre de création d’un nouveau préset s’ouvre. Je vous conseille de décocher tous les paramètres dont vous ne vous êtes pas servis. Pour comprendre la raison, voici un exemple:

J’ai créé un préset de vignettage doux mais je n’ai pas pris soin de décocher tous les paramètres dont je ne me suis pas servis. Toutes les valeurs ne concernant pas le vignettage sont donc enregistrées par défaut sur 0. Lorsque je vais vouloir appliquer le vignettage à une photo sur laquelle j’ai déjà rehaussé les contrastes, ajusté l’exposition,… et bien tous mes ajustements reviendront à 0 quand j’appliquerai mon vignettage. Si j’avais décoché les paramètres inutiles, je n’aurais pas eu ce problème !

Une fois les bons paramètres choisis, libre à vous de renommer le préset comme bon vous semble.

Creer un nouveau paramètre prédéfini
Symbole « + »
La sauvegarde des paramètres prédéfinis dans Lightroom

Comment partager un préset ?

Vous avez créé un superbe préset et vous souhaitez le partager avec le monde entier (avec vos amis photographes c’est déjà bien !), aucun problème ! Les paramètres prédéfis de l’utilisateur sont, comme vous avez pu le voir sur l’image précédente, enregistrés dans un dossier spécifique de votre ordinateur. Les fichiers sont sous la forme *.lrtemplate (pour les versions plus récente de lightroom, il s’agit d’un fichier XML, mais le principe reste le même), l’étoile correspondant au nom du préset. Pour accéder à ces fichiers, faites un clic droit sur le préset dans Lightroom, puis « Afficher dans l’explorateur » (ou « afficher dans le Finder » sur mac)

Mettre à jour un preset
Afficher dans le Finder

Vous pourrez ensuite récupérer le fichier et le partager comme vous le souhaitez (mail, dropbox, blog, clef USB,…)

Télécharger et installer un préset

Sur internet, il existe des tonnes de présets créés par des utilisateurs. Il peut être intéressant d’y jeter un œil pour savoir comment est fait tel ou tel traitement. Voici une liste non exhaustive d’adresses où vous pourrez trouver des présets sympas:

http://www.presetsheaven.com/category/presets/

http://lightroomkillertips.com/category/presets/

Si vous connaissez d’autres sites intéressants (ou même vos présets à vous) n’hésitez pas à me le dire en commentaire que je mette à jour la liste.

Une fois téléchargé, il ne vous reste plus qu’à installer le préset, pour cela, un clic droit au niveau des « paramètres prédéfinis de l’utilisateur » puis « importer ». Vous pouvez ensuite aller à l’emplacement où se trouve votre préset au format *.lrtemplate pour l’importer.

Importer un préset Lightroom
Importer un préset

J’espère que cet article vous à plu ! Le prochain de la série Lightroom concernera la conversion en noir et blanc d’une photo.

Lightroom : les outils de développement de base

Maintenant que vous avez compris le fonctionnement d’importation des photos et d’archivage dans la bibliothèque, je vais vous présenter les outils de base du développement sur Lightroom. Je comprends dans les outils de base, pour faire plus simple et ne pas vous dégoûter, seulement le panneau « navigation« , « histogramme » et « réglages de base » qui vous ouvriront déjà un beau champs des possibles dans Lightroom.

Avant Après sur Lightroom
Un avant/après permet de se rendre compte du chemin accompli grâce à la puissance de Lightroom

Pour vous motiver, voici un exemple du résultat que l’on peut atteindre rien qu’en utilisant les simples outils de développement :Ce qu’il est important de retenir, c’est que vous devez vous efforcer à la prise de vue, d’imaginer le rendu final de la photo. Et si vous avez l’impression que la photo n’est pas géniale, attendez donc de lui faire une petite santé avec Lightroom. Les RAW des appareils photos produisent souvent des photos un peu fades, pour vous laisser la liberté ensuite. Ici, la scène du couché de soleil, lorsque j’étais sur la plage, ressemblait plus à la photo « Après » que la photo d’ « Avant ».

Nous allons donc nous intéresser au menu développement de Lightroom.

La retouche de base avec Lightroom

En complément de cet article, voici un lien vers le manuel d’utilisation de Lightroom, extrêmement complet, peut être trop (236 pages !), mais si vous savez ce que vous cherchez, il sera surement très efficace.

La navigation

La zone de navigation dans l'image

En haut à gauche du menu de développement, vous trouverez le panneau de navigation. C’est la partie la plus simple que nous allons voir aujourd’hui. « Adapt. » affiche l’image dans son entièreté. Votre photo s’ajuste automatiquement à l’espace disponible pour la zone de travail, dépendant de la taille de votre écran, et de l’organisation des menus autour. « Rempl. » agrandit votre photo de manière à ce que la partie la plus étroite (largeur pour une photo en format portrait, hauteur pour une photo en format paysage) remplisse entièrement la zone de travail. C’est un outil dont personnellement je me sers très peu. En revanche, les 2 outils suivants peuvent être très utiles. « 1:1 » est simplement un zoom à 100% de votre photo, permettant de voir les pixels en taille réelle. Ceci permet de travailler, par exemple, sur le rendu d’une retouche du bruit numérique, de la netteté, également pour effacer des poussières du capteur. Le dernier outil « 1:X » est à nouveau un zoom, où X peut prendre une échelle de valeur et qui nous permet de travailler sur des zooms intermédiaires (25%, 50%,…) ou au contraire des zooms plus grands (200%, 300%, 400%,…).

Enfin, quelque soit le zoom que vous choisissez, un rectangle blanc apparaît sur la vignette de votre photo, afin de savoir précisément où l’on se trouve.

L’histogramme

Les outils disponibles dans Lightroom

Tout d’abord, savez-vous lire un histogramme ?

Un histogramme représente la répartition de luminosité des pixels. On retrouve de gauche à droite les pixels allant du plus sombre au plus clair. La hauteur des pics représente la quantité de pixels appartenant à une luminosité donnée.

Sur Lightroom, l’histogramme est découpé en 5 partie (1) Noirs, 2) Tons foncés, 3) Exposition, 4) Tons clairs, 5) Blancs), reliées aux curseurs de ton, dans le panneau « Réglages de base ». Vous pouvez faire des réglages en faisant glisser les curseurs à gauche ou à droite pour « déplacer » les pixels de cette zone vers des valeurs plus sombres ou plus claires. dans l’histogramme. Vos réglages sont automatiquement reportés au niveau des curseurs du panneau « Réglages de base« .

Sur cette figure vous pouvez également voir une flèche entourée d’un rectangle bleu, c’est la fonction « écrêtage des ombres », la flèche entourée d’un rectangle rouge, elle, correspond à « l’écrêtage des hautes lumières ». On peut se servir de cet outil de 2 manières différentes. Lorsqu’une de ces flèches est allumée, elle indique que des pixels sont complètement blancs ou complètement noirs, sans aucun détail d’image. La couleur de la flèche indique la couche de couleur à laquelle appartiennent ces pixels, et si la flèche est blanche, cela signifie que plusieurs couches de couleur sont atteintes. On peut autrement cliquer sur ces flèches. Les zones complètement noires (bouchées) s’afficheront en bleu, les zones complètement blanches (cramées) s’afficheront en rouge.

Voyons donc un exemple concret pour appliquer tout ça:

Je fais une photo où mon sujet est bien exposé. Malheureusement, comme j’étais à contre-jour, et sans flash, l’environnement (des murs autours d’une fenêtre par exemple) sont beaucoup trop sombres. Le bouton d’écrêtage des ombres m’indique que certains pixels de ma photo sont « bouchés ». Je peux donc cliquer sur la zone « Noirs » de l’histogramme et tirer l’histogramme vers la droite. Ceci me permettra d’éclaircir spécifiquement les pixels trop sombres de ma photo, sans toucher à ceux qui sont correctement exposés.

Les outils dans la barre d’outils permettent de recadrer et redresser les photos (A) retirer les poussières et les taches (B), retoucher les yeux rouges (C), et appliquer des réglages pour zones spécifiques d’une photo (filtre gradué (D), filtre radial (E), pinceau (F)). Afin de ne pas trop allonger et alourdir cet article, ils feront l’objet d’un prochain dossier sur Lightroom

Les réglages de base

Le panneau des réglages de base
Panneau des réglages de base

Voici donc le panneau le plus important du module de développement Lightroom ! Le premier outil disponible est celui de la balance des blancs. Elle peut être « Personnalisée » dans ce cas on l’ajuste manuellement ou à l’aide de la pipette. Grâce à la pipette, on peut cliquer sur une zone qui doit être neutre (si on a une charte de gris par exemple) et le logiciel règle automatiquement la température et la teinte de l’image. Si l’on est pas pleinement satisfait de ce réglage « automatique », il est possible de finir d’ajuster précisément les curseurs manuellement. Mais je vous préviens, cet pipette est bigrement efficace si bien utilisée ! On peut également ajuster la balance des blancs grâce à des paramètres pré-définis (auto, lumière naturelle, nuageux, tungstène,…) comme sur un appareil photo.   Viens ensuite les réglages de tonalité, rappelez-vous que ces curseurs sont directement liés à l’histogramme !

  • « Exposition » permet de régler la luminosité de manière globale de la photo. Les valeurs d’exposition sont standardisées en EV (exposure value) ou f-stop allant de -5,00 à +5,00
  • « Contraste » augmente ou diminue le contraste de l’image en modifiant principalement les tons moyens. Lorsque vous augmentez le contraste, les zones de foncées l’image s’assombrissent, tandis que les zones plus claires s’éclaircissent. Visuellement, on a l’impression d’étirer l’histogramme par ces 2 cotés. Lorsque vous réduisez le contraste les zones foncées s’éclaircissent et les zones claires s’assombrissent.
  • « Hautes lumières » ajuste les zones lumineuses de l’image. On peut les assombrir ( de 0 à -100) pour récupérer des détails, ou les éclaircir (de 0 à +100) tout en minimisant l’écrêtage (perte d’informations).
  • « Ombres » ajuste de la même manière mais pour les zones sombres de l’image. On peut obscurcir les tons foncés tout en limitant l’écrêtage ou les éclaircir pour récupérer des détails dans l’ombre.
  • « Blancs » ajuste l’écrêtage blanc. On ne travaille que sur des valeurs extrêmement proches du blancs (ou le blanc lui même). On peut limiter l’écrêtage des blancs avec les valeurs négatives (de 0 à -100) ou au contraire l’augmenter avec les valeurs positives, par exemple pour augmenter un effet de brillance ou de reflet.
  • « Noirs » ajuste l’écrêtage noir, on peut le limiter avec les valeurs positives, ou le renforcer avec des valeurs négatives

Les derniers réglages concernent la présence

  • « Clarté » joue sur la profondeur de l’image, en ajustant les micro-contrastes de manière locale. Augmenter la clarté peut donner une sensation de netteté, mais attention, trop de clarté peut créer des artefacts sur l’image (halos, dégradés en franges,…). A l’inverse diminuer la clarté donne une sensation de flou, de douceur, d’ambiance vaporeuse. Certains l’utilisent pour atténuer les défauts de la peau  sur des portraits par exemple. Diminuer la clarté s’utilise également avec parcimonie !
  • « Vibrance » modifiant ainsi la saturation de toutes les couleurs moins saturées avec moins d’effets sur les couleurs plus saturées. La vibrance permet d’éviter la saturation importante des tons de peau.
  • « Saturation » permet de régler de manière générale la saturation de toutes les couleurs de l’image entre -100 (monochrome) et +100 (saturation doublée)

La saturation peut également être ajustée de manière plus précise, couleur par couleur grâce à un autre panneau de réglage (TSL pour Teinte, Saturation et Luminance) mais nous en parlerons dans un prochain cours.

Dans les prochains cours je parlerai également des paramètres prédéfinis (utilisation, modification, création et importation), convertir une photo en noir et blanc (avec un bonus désaturation partielle pour ceux qui aiment ça !), de la réduction du bruit, et de l’exportation (redimensionner, renommer, apposer une signature,…). Si vous souhaitez ne pas manquez un de ces sujets, n’hésitez pas à vous abonner, je publie environ 1 articl par semaine et donc ne polluerai jamais votre boite aux lettres !

Importation et bibliothèque dans Lightoom

Adobe Photoshop Lightroom est un logiciel de post-production photographique, développé par Adobe et disponible sur les systèmes Mac OS et Windows. C’est un outil assez pointu, qui remplace Photoshop CS dans bien des cas, sinon le complète le reste du temps.

Il permet de diriger un flux de production, depuis l’importation des photos de la carte mémoire, jusqu’à leur publication sur internet (réseau sociaux, Flickr,…) ou leur impression (impression simple ou création de livre de qualité via Blurb).  Lightroom 5 est encore disponible à l’achat (téléchargement) sur le site d’Adobe pour la somme de 130€ environ, des promotions ont lieu régulièrement. Sinon une version CD est disponible sur MissNumérique, un peu moins chère mais avec des frais de port en plus. En téléchargement sur Adobe, une version d’essai de Lightroom, gratuite et complète, est disponible pour 1 mois. Certainement la bonne solution pour vous faire votre propre avis

Nous allons faire un bref survol de ce que permet Lightroom, puis je vous montrerai quelques Avant/Après, au fur et à mesure de cette série d’articles et qui je l’espère, vous motiverons à essayer ce logiciel.

Le plus grand intérêt de ce logiciel à mon avis, est qu’il prend en charge le format RAW (le négatif du numérique), un format contenant beaucoup plus d’informations que le simple JPEG (voir mon article sur le format RAW). Il est non destructeur (ne modifie pas la photo d’origine), toutes les étapes sont donc réversibles. Le petit + : il conserve l’avancement du travail, s’il y a une coupure d’électricité, en rallumant le logiciel vous le retrouverez exactement comme avant la coupure.

Lightroom est un logiciel que l’on peut utiliser de 1000 manières différentes, voici la mienne, ce n’est ni la meilleur, ni la moins bonne. Si des lecteurs sont familiers avec ce logiciel, je les invite à partager leur méthode ou leurs astuces en commentaire.

L'ouverture de Lightroom 5
L’ouverture de Lightroom 5
Lightroom, la bibliothèque
Lightroom, la bibliothèque

Une fois ouverte, l’interface se présente de cette manière, avec en haut à droite les principaux menus (Bibliothèque, Développement, Cartes, Livres, Diaporama, Impression, Web). Le menu en surbrillance étant celui qui est sélectionné.Nous reviendrons plus tard sur cette image, la première étape est donc d’importer vos photos dans le logiciel. « Importer » est le terme utilisé par Adobe pour ce logiciel puisqu’il travaille sur une « copie virtuelle » de la photo originale et non pas comme Photoshop CS dans lequel on « ouvre » la photo.

En ouvrant le menu d’importation, vous pouvez définir sur la gauche l’emplacement des photos à importer (Carte mémoire, disque dur externe, ordinateur,…). Toutes les photos qui n’ont jamais été importées dans Lightroom seront par défaut cochées. Vous pouvez aisément toutes les désélectionner ou les sélectionner à nouveau avec les 2 boutons en dessous des photos. Les photos déjà importées sont grisées et le logiciel ne les réimportera pas. Au dessus des photos se trouve cette barre d’options, qui à mon sens, conditionne un peu votre manière de travailler dans Lightroom. Personnellement je n’utilise pas la copie au format DNG, donc je n’en parlerai pas. Lorsque vous importerez vos photos depuis une carte mémoire ou un appareil photo, l’option par défaut sera « Copier », vos photos seront donc copiées sur le disque dur de l’ordinateur. « Déplacer », les photos iront simplement dans le dossier cible. « Ajouter » les photos resterons dans le dossier d’origine mais une copie virtuelle sera ajoutée a la bibliothèque.

Lightroom, le menu d'importation des photos
Menu d’importation des photos
On peut copier ou déplacer les photos

Par défaut, en copiant ou déplaçant les photos, Lightroom les met dans le dossier « Mes images » de votre ordinateur et les classe par date de prise de vue d’abord par année, puis dans des dossiers par jour.

En important les photos, vous pourrez ajouter des mots-clefs dont je vous expliquerai le rôle plus tard dans l’article.

Il est difficile au début d’abandonner la classification que chacun utilise depuis des années, souvent un classement par thème avec une date, mais la bibliothèque très efficace de Lightroom vous le fera vite oublier.

Cette image vous présente l’interface de la bibliothèque. On y trouve un menu de développement rapide qui permet de modifier « grossièrement » les paramètres balance des blancs, exposition, clarté et vibrance, ou bien d’utiliser un preset (un ensemble de paramètres pré-définis antérieurement), sur une photo, ou une série de photos qui se ressemblent.

Lightroom, la bibliothèque
Lightroom, la bibliothèque

Juste en dessous de développement rapide se trouve le menu « mots-clefs » qui permet d’attribuer un ou plusieurs mots clefs aux images sélectionnées. Dans mon cas, je pourrais attribuer « coucher de soleil », le lieu : « Montalivet », l’année : « 2014 », éventuellement le mois « août » ainsi que tous les détails qui pourraient se référer à la photo comme « Ombres », « lumières », « soir », « bleu », « orange », « nuit », « océan », ainsi de suite.

Cette classification par mots clefs est une des choses les plus importantes de Lightroom, elle parait fastidieuse, mais après 10 ans de photos, vous serez ravi de retrouver la photo de ce si beau « couché de soleil » en « aout » « 2014 » à « Montalivet ». C’est dans le menu « Liste des mots-clefs » que vous pourrez les taper pour retrouver vos photos.

Il est également possible des filtrer les photos en leur attribuant des couleurs, des drapeaux dont vous choisirez vous même leur signification, ou encore des notes (de 0 à 5 étoiles).

La notation par couleur dans Lightroom
Notation par couleur
La notation avec des étoiles
Notation de 0 à 5 étoiles

Depuis le haut de la bibliothèque vous pourrez également filtrer les photos en fonction des attributs que vous leur avez donnés (couleur, drapeau, note, mots-clefs) ou de leur métadonnées (date, appareils photo, objectifs)

Recherche par mots-clefs
« Texte » pour une recherche par mots-clefs
Recherche par "attributs" dans Lighrtoom
« Attributs » pour une recherche par drapeau, couleur ou note
Recherche par "Métadonnées" dans Lightroom
« Métadonnées » pour une recherche par dates, appareils photo, objectifs

Voila déjà beaucoup d’information pour un premier article, qui je l’espère vous encouragera à utiliser pleinement ce logiciel !

Pourquoi le format RAW ?

Pour préparer l’arrivée de mon article sur Lightroom dans les jours à venir, voici un court billet complémentaire sur le format RAW.

Le Raw, quésaco ?

Dans les paramètres « qualité » de votre appareil photo, différents formats vous sont généralement proposés. Le plus souvent Standard et Fine qui sont des formats Jpeg et le format RAW, ou RAW + Jpeg.

Raw signifie « brut » en anglais, on l’appelle souvent le « négatif du numérique ». En effet, c’est un fichier informatique, qui n’est pas une image, et qui nécessite le passage par un logiciel « dérawtiseur » comme Lightroom, pour pouvoir être ouvert et converti en image visualisable.

Ah ! Mais… du coup c’est embêtant et compliqué de regarder ses photos ensuite, alors pourquoi fait-on ça ?

Le fichier Jpeg est un format d’images qui code l’information en 8 bits par couleur, c’est à dire 256 niveaux de gris par couleur (rouge, vert et bleu). Quant au format RAW, lui code entre 12 et 14 bits le plus souvent c’est à dire entre 4096 et 16384 niveaux de gris par couleur (soit au minimum 16 fois plus d’informations !)

Cette grande réserve d’informations vous sera utile dans de nombreux cas comme pour rattraper une photo à laquelle vous tenez et qui est trop sombre ou trop claire. Ou bien simplement pour réussir une photo impossible en jpeg, car la scène présente de trop forts contrastes entre les valeurs claires et foncées, je pense notamment aux couchés de soleil.

Voici la preuve par l’image !

Le format Raw, pourquoi et comment ?
L’image de départ, exagérément sous-exposée, pour que la différence entre le jpeg et le RAW soit flagrante
Le résultat sur JPEG corrigé
Sur le Jpeg, les ombres du pin ne peuvent pas être récupérées, elles sont complètement « bouchées »
Le crop 1000% du format JPEG
En zoom 100%, on constate un bruit très marqué
Le format RAW
Sur le RAW, il est possible de récupérer les ombres en dessous du pin
Le crop 100 % du format RAW
En zoom 100%, le bruit est beaucoup moins marqué.

Si cette démonstration ne vous a pas convaincu, il reste encore quelques arguments au fichier RAW…

Tout d’abord, étant un fichier brut, la photo est complètement « neutre ». Le boitier n’a pas renforcé les contrastes, la saturation, l’accentuation. Certains boitiers proposent même des corrections des défauts optiques sur le JPEG. En ouvrant le fichier RAW dans un logiciel adapté, vous risquez de trouver la photo fade, peut être même ratée, ou sans intérêt.
Oui mais justement ! Comme elle n’aura pas déjà été interprétée plus ou moins aléatoirement par votre appareil photo, vous pourrez en faire ce que vous souhaitez ! Il vous sera même possible de changer précisément la balance des blancs depuis le logiciel si vous avez fait une erreur à la prise de vue ! La correction du bruit sur une photo prise à haut ISO sera également plus facile.

Les modifications seront entièrement réversibles puisque le fichier RAW n’est pas une image et ne sera pas modifié durant la retouche (les logiciels travaillent généralement sur un « double » virtuel de l’image)

Le plus gros inconvénient du RAW est sa taille. Les fichiers RAW sont globalement beaucoup plus lourds (quelques Mo pour un Jpeg contre quelques dizaines de Mo pour un RAW). De plus, les systèmes Windows et certainement Linux ne pourront pas le lire sans télécharger un petit programme (fourni par la marque).

Voici une petite liste non exhaustive des logiciels existants pour lire et développer les fichiers RAW:

  • Lightroom, DxO Optics, CaptureOne, Aperture (Mac) sont des logiciels qui tiennent la route, moyennant finances…
L'ouverture de Lightroom 5
L’ouverture de Lightroom 5
  • Rawtherapy (Windows, Mac et Linux !), Picassa, Gimp (Photoshop-like) vous rendront services gratuitement !